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Jean-Christophe Cambadélis au Monde : "le social-libéralisme ne fait partie ni de notre vocabulaire ni de notre tradition"
Jean-Christophe Cambadélis au Monde : "le social-libéralisme ne fait partie ni de notre vocabulaire ni de notre tradition"
©Flickr

Opinions

Jean-Christophe Cambadélis au Monde : "le social-libéralisme ne fait partie ni de notre vocabulaire ni de notre tradition"

Dans un entretien accordé au Monde, le premier secrétaire du PS appelle les socialistes à "ne pas surjouer leurs différences". "Collectivement, il faut être à la hauteur de la conjoncture historique", tranche-t-il.

A la veille de sa première université d'été en tant que premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis a accordé un entretien au Monde dans lequel il appelle "tous les socialistes à ne pas surjouer leurs différences". "Cette crise était inutile au regard des difficultés et des doutes que connaissent les Français, a-t-il expliqué ce jeudi 28 août. Nous sommes dans une conjoncture de décomposition politique. Et la gauche s'étiole, se désole, voire s'affole. Fallait-il y ajouter une crise de l'exécutif ? Je ne le pense pas. Faut-il pour autant que la fermeté soit synonyme de fermeture ? Je ne le pense pas non plus", tranche-t-il.

Par ailleurs, Jean-Christophe Cambadélis estime que les positions économique d'Arnaud Montebourg et celles de Manuel Valls et de François Hollande ne sont pas si éloignées. "Si Arnaud Montebourg avait été en désaccord avec le pacte de responsabilité que la majorité a adopté, il aurait démissionné", dit-il. Et si Montebourg ne fixait pas la ligne économique du gouvernement, il n'y a pas de raison pour que son remplaçant, Emmanuel Macron- que la gauche de la gauche voit comme un symbole social-libéral-s'y mette. Et de lancer un avertissement implicite à Manuel Valls : "Le social-libéralisme ne fait partie ni de notre vocabulaire ni de notre tradition. Je me suis opposé fermement à certaines dérives à la gauche du Parti socialiste. Je pourrais le faire vis-à-vis d'autres tentations."

Enfin, face au risque pour le gouvernement de ne plus avoir de majorité à l'Assemblée pour faire voter ses réformes, Jean-Christophe Cambadélis appelle les socialiste à "surmonter leur divergence (…) dialoguer mais pas s'affronter". "Collectivement, il faut être à la hauteur de la conjoncture historique", conclut-il. 

Lu sur Le Monde

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