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Jean-Christophe Cambadélis : François Hollande est "un individualiste grégaire"
©IAN LANGSDON / POOL / AFP

Analyse

Jean-Christophe Cambadélis : François Hollande est "un individualiste grégaire"

Après la publication de son livre, "Chronique d'une débâcle", l'ex-premier secrétaire du PS a accordé une interview au Parisien.

Dans son ouvrage, "Chronique d'une débâcle", Jean-Christophe Cambadélis revisite le quinquennat de François Hollande. Il revient sur sa critique dans le Parisien ce 28 septembre. Selon lui, l'échec de l'ex-chef de l'Etat est notamment dû au fait qu'il "fut le candidat de 'rattrapage' par rapport à Dominique Strauss-Kahn". "Il n'a pas eu le temps de penser son quinquennat. Puis, il a gagné la primaire avec l'appui d'Arnaud Montebourg. La fronde était donc inscrite dans le code génétique de ce quinquennat : il y avait deux lignes au sein du gouvernement !", estime l'ex-patron du PS. Il pense donc que "c'est un peu" Hollande qui a tué Hollande.

Concernant le cas Macron, Jean-Christophe Cambadélis estime que si François Hollande s'est fait piégé par son jeune ministre, c'est parce que c'est "un individualiste grégaire". François Hollande "n'a pas de système de 'bande' comme François Mitterrand, on ne rentrait dans son cercle qu'après de nombreuses épreuves. Avec Hollande il n'y a pas de cercle : tout le monde est hollandais et personne ne l'est. Il laisse, on le voit encore aujourd'hui, toujours tout ouvert".

Macron "ne cherche pas une modernisation, il veut la rupture libérale"

Après avoir analysé l'ex-chef de l'Etat, Jean-Christophe Cambadélis s'attaque au nouveau – Emmanuel Macron. Il n'hésite pas à charger l'ex-banquier qui, selon lui, veut "se définir en contradiction avec un gouvernement auquel il appartenait". "Il n'attaque pas simplement le bilan du président, mais sa nature même. 'Feignant, mou, incapable'. (…) Il n'y a pas de geste du président vis-à-vis de son prédécesseur, il n'y aura pas de geste du prédécesseur vis-à-vis de son successeur. Macron est plein de bonne volonté, mais il est brutal", juge-t-il.

"Je pense que ceci est dû à la toute-puissance où il se trouve depuis très longtemps. 'Ce que je pense sera', voilà l'étendard de ce président. Il ne cherche pas une modernisation, il veut la rupture libérale. Quoi qu'il se passe, il veut laisser cette marque dans son histoire. Hollande, c'était le quinquennat malgré lui ; Macron, ce sera le quinquennat malgré eux", conclut-il.

Lu sur Le Parisien

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