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Hassan Rohani a été élu samedi dès le premier tour avec 50,68% des voix.
Hassan Rohani a été élu samedi dès le premier tour avec 50,68% des voix.
©Reuters

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Iran : Hassan Rohani élu président, toutes les réactions

De nombreux pays occidentaux se disent prêts à travailler avec le religieux modéré Hassan Rohani, élu samedi dès le premier tour avec 50,68% des voix. De son côté, Israël maintient la pression sur l'Iran.

Le religieux modéré Hassan Rohani a créé la surprise samedi en remportant l'élection présidentielle iranienne dès le premier tour, avec 50,68% des voix, face à cinq candidats conservateurs. Une victoire qui marque le retour des réformateurs au gouvernement, souligne l'AFP. Dans la foulée, les pays occidentaux ont formulé l'espoir que le nouveau président réponde aux attentes de la communauté internationale concernant le dossier nucléaire et la Syrie.

Les Etats-Unis ont déclaré qu'ils "restaient prêts à collaborer directement" avec Téhéran sur la question du programme nucléaire iranien après la victoire de Rohani. La Maison Blanche a affirmé qu'un tel engagement aurait "pour but de trouver une solution diplomatique qui apaiserait les inquiétudes de la communauté internationale sur le programme nucléaire iranien".

Israël a toutefois minimisé le rôle du nouveau président, soulignant que c'est le Guide suprême Ali Khameini qui décide de la politique nucléaire du pays. "Le programme nucléaire de l'Iran a jusqu'à présent été décidé par Khameini, pas par le président iranien", a déclaré le ministère israélien des Affaires étrangères. "L'Iran doit se conformer aux demandes de la communauté internationale d'arrêter son programme nucléaire et de cesser la propagation du terrorisme dans le monde", a-t-il ajouté.

La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, s'est dite "fermement déterminée à travailler avec les nouveaux dirigeants iraniens en vue d'une solution diplomatique rapide à la question nucléaire". Elle dirige les négociations nucléaires avec l'Iran au nom du groupe des "5+1" (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne).

La Grande-Bretagne a appelé Hassan Rohani "à mettre l'Iran sur un nouveau chemin", notamment en "s'attelant aux inquiétudes de la communauté internationale sur le programme nucléaire iranien" dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

La France est prête à travailler avec le nouveau président iranien, notamment sur le dossier nucléaire iranien et sur "l'engagement de l'Iran en Syrie", selon le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

La Coalition de l'opposition syrienne a appelé pour sa part Hassan Rohani à revoir la position de son pays qui soutient fermement le régime de Bachar al-Assad . Elle "estime qu'il est de son devoir d'appeler le nouveau président de l'Iran à rectifier les erreurs commises par la direction iranienne".

Le Guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a salué l'élection d'Hassan Rohani, sur son site officiel Internet : "Je félicite le peuple et le président élu", ajoutant que "tout le monde devait aider le nouveau président et son gouvernement". Il a aussi demandé à tout le monde d'éviter les "comportements inappropriés" de ceux qui veulent montrer "leur joie ou leur mécontentement".

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