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L’INSEE juge la récession inévitable
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Noir destin

L’INSEE juge la récession inévitable

Les prévisions de l'institut mettent à mal le budget de l'Etat.

Les perspectives sont clairement négatives :  pour l’Insee, la France retombera en récession dès le premier trimestre 2012. L’institut d’études statistiques prévoit ainsi que le PIB reculera, au quatrième trimestre 2011, de 0,2%, puis de 0,1%  dans les trois premiers mois de la nouvelle année. Deux trimestres consécutifs de baisse, donc suffisants pour parler de récession.

En cause, la crise de la dette, dont le choc s’est étendu à l’économie réelle selon les analystes de l’institut, qui prévoyaient encore une croissance nulle il y a peu. Ce nouveau scénario pourrait avoir des conséquences pour l’exécutif : alors que le deuxième trimestre 2012 pourrait déboucher sur une croissance de 0,1% - qui annulerait donc la baisse du trimestre précédent- la France aurait en deuxième partie d'année beaucoup de mal à remplir l’objectif de 1% de croissance, fixé par le gouvernement dans le budget. Car cela impliquerait une croissance de 1,3 % au troisième puis au quatrième trimestre. Improbable. 

Le scénario de secours du gouvernement semble lui aussi compromis : il estime que même si la croissance tombait à 0,5% au lieu de 1%, une réserve de 6 milliards d’euros compléterait ce manque. Or, viser ne serait-ce qu’un demi point de progression du PIB en 2012 semble très optimiste, au regard des prévisions de l’Insee : cela impliquerait de gagner par deux fois 0,6% sur les deux derniers trimestres, ce qui sera très difficile. Conclusion : le budget, tel que prévu, pourrait bien ne pas être tenable.

Voilà qui confirme les craintes répétées des marchés, des investisseurs et des analystes depuis plusieurs semaines : la France pourrait perdre incessamment son triple A. La majorité semble d'ailleurs résignée. Elle minimise la gravité de cette perspective, Nicolas Sarkozy évoquant "une difficulté de plus mais pas insurmontable".

En 2008, les prévisions de l’Insee étaient déjà peu optimistes pour l’année à suivre. Il s’est avéré que la chute du PIB en 2009 a été nettement supérieure à ce qui avait été prévu.

 

Lu sur Les Echos

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