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Le "mal aimé" s'exprime

Impôts : pour Jean-François Copé, la "révolte fiscale" gronde

Le président de l'UMP estime aussi dans une interview accordée au Figaro que l'impôt est perçu comme "un moyen de punir" par les Français.

"Trop perso", "arriviste", "arrogant", "démagogique", "autoritaire", "antipathique", "sectaire"... Les Français ont une mauvaise image de Jean-François Copé. Un sondage publié ce week-end met à mal l'image du président de l'UMP. Mais aux yeux des Français, Jean-François Copé conserve toutefois quelques qualités. Ils l'estime aussi "courageux" et considère que c'est un homme qui a "des convictions profondes".

Et ces "convictions", le député-maire de Meaux continue de les partager. Ainsi, ce lundi, dans un entretien accordé au Figaro, Jean-François Copé revient sur la question des impôts. Il assure que la "révolte fiscale" est toute proche dans le pays notamment parce que, selon lui, les Français perçoivent l'impôt comme "un moyen de punir, de donner des leçons de morale". "Ce qui est insupportable" estime-t-il.

"Avec son projet, le gouvernement s'attaque à notre modèle de société en frappant salariés et indépendants d'une part, retraités d'autre part", s'insurge le patron de l'UMP qui dénonce "une vision idéologique". "Le matraquage fiscal depuis dix-huit mois est tel qu'une fissure gigantesque dans le consentement de l'impôt en France s'est créée", assure aussi Jean-François Copé. Le député-maire de Meaux insiste : "Les hausses de cotisations, de prélèvements d'impôts, qui concernent aussi bien les entreprises, les indépendants que les ménages, suscitent une révolte fiscale".

Ce dimanche, Bernard Cazeneuve a annoncé que le gouvernement allait revoir son projet d'alignement par le haut des prélèvements sociaux sur les produits de l'épargne. En effet, le ministre du Budget a assuré que cette mesure devrait finalement se limiter à certains contrats d'assurance-vie. Jean-François Copé a donc été interrogé sur ce renoncement de l'exécutif à taxer plus lourdement les PEL et PEA ainsi que l'épargne salariale. Le patron de l'UMP y voit "une nouvelle preuve de l'incroyable amateurisme du gouvernement dans son projet de loi de finances, après les errements sur la fiscalité des entreprises".

"Mais je reste extrêmement méfiant car si aujourd'hui le gouvernement nous explique qu'il abandonne son projet, il ne nous dit pas encore comment il va compenser le manque à gagner. En reculant sur la taxation de l'excédent brut d'exploitation, le gouvernement a augmenté l'impôt sur les sociétés. Je ne l'oublie pas", persiste Jean-François Copé. Enfin, il a été questionné sur ce sondage désastreux concernant son image. Une enquête d'opinion qui ne semble pas le déstabiliser plus que cela. "Bien sûr, je préférerais avoir de meilleurs sondages ! Je demande aux Français de me juger dans la durée. J'ai choisi de mettre mes convictions au service de mon pays" déclare-t-il. A voir si cela sera suffisant pour remonter dans les sondages.

lu sur Le Figaro.fr
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