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Immigration : la France doit « dire qui on veut » et « qui on ne veut pas » accueillir, selon Borne
©JULIEN DE ROSA / AFP

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Immigration : la France doit « dire qui on veut » et « qui on ne veut pas » accueillir, selon Borne

La Première ministre s’est exprimée lors du débat sur l’immigration organisé ce mardi à l’Assemblée.

« La France est et restera fidèle à sa tradition d'asile, mais il est légitime de se poser la question de notre politique migratoire : dire qui on veut, qui on peut accueillir, et qui on ne veut pas, qui on ne peut pas accueillir », a déclaré la Première ministre. « L'immigration zéro n'est ni souhaitable, ni possible, pas plus réaliste que ne l'est une immigration dérégulée », a-t-elle ajouté en réaffirmant sa volonté de « fermeté » et « d’humanité » en la matière.

« Chercher des mesures efficaces, vouloir une immigration régulée, maîtrisée, ce n'est ni manquer de fermeté ni manquer d’humanité », a-t-elle estimé. « Et avant que l'extrême droite ne tente une nouvelle manipulation, je le redis: il ne s'agit en aucun cas d'une régularisation massive », « il s'agit de régulariser certaines personnes », a-t-elle précisé.

Au sujet des étrangers délinquants, même en situation régulière, il faut « accélérer (les) procédures » pour « faire partir plus vite ceux qui le doivent », a ajouté Élisabeth Borne en promettant d'être « intraitable ». « Des mesures d'expulsion doivent désormais pouvoir être prises contre les étrangers qui commettent des infractions graves, quelle que soit leur situation », a-t-elle détaillé. 

« Trop de règles spécifiquement françaises empêchent d'expulser les criminels » étrangers présents « sur notre sol », a ajouté le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, toujours devant l’Assemblée nationale. « Nous vous proposerons dans le texte de loi » qui sera présenté officiellement début 2023 « de ne plus nous censurer et de laisser au juge le soin de mesurer si la vie privée et familiale et le droit au séjour sont compatibles avec des actes de grave délinquance », a-t-il ajouté devant les députés.

Le Figaro

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