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Dans son livre "De l'intérieur, voyage au pays de la désillusion", l'ancienne ministre dresse le bilan de deux années passées au gouvernement
Dans son livre "De l'intérieur, voyage au pays de la désillusion", l'ancienne ministre dresse le bilan de deux années passées au gouvernement
©Reuters

Elle enlève sa muselière

Hollande, Valls, Cahuzac : dans son livre "De l'intérieur, voyage au pays de la désillusion" Cécile Duflot tire à tout-va

Dans les extraits du livre de l’ancienne ministre du Logement, publiés par le Nouvel Obs ce mercredi, elle égratigne Hollande, "le président de personne", et Manuel Valls, "un mec de gauche qui tient des discours de droite".

La rentrée politique s’annonce chargée pour François Hollande comme pour l’exécutif. Le président de la République a pris les devants en accordant au Monde une interview, publiée ce mercredi 20 août, où il a annoncé vouloir accélérer sur les réformes pour relever le niveau de la croissance.

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Et alors que nombre d’indicateurs sont au rouge - emploi, croissance, déficits… - un pavé dans la mare gouvernemental se prépare avec la sortie, le 25 août prochain, du livre de Cécile Duflot où l’ancienne ministre de l’Egalité des Territoires et du Logement raconte les coulisses de son expérience. Et elle a enlevé sa muselière...

Depuis le début de la semaine, les supputations vont bon train sur le contenu du livre titré De l’intérieur, voyage au pays de la désillusion. Si la citation où elle explique avoir "cru" en Hollande, en sa capacité de "rassemblement", mais reconnait avoir échoué à aider le président à tenir ses promesses a été largement commentée, le contenu du livre restait mystérieux. Ce mercredi, en début d’après-midi, le site du Nouvel Obs lève un peu le voile posé sur le livre et publie les "bonnes feuilles".

Sans surprise, Cécile Duflot égratigne largement Manuel Valls, l’actuel Premier ministre - une des raisons pour laquelle elle n'est pas restée au gouvernement : "Je n'ai aucune idée de ce qu'il pense sincèrement. Ce que je lui reproche fondamentalement pendant ces deux années, c'est d'avoir d'une certaine manière pris en otage le gouvernement." Elle lui reproche surtout ses propos sur les Roms, tenus à la radio en septembre 2013 : "Si un ministre de droite avait tenu de tels propos trois ans plus tôt, cela aurait provoqué un déferlement de critiques de la gauche. Et là, c'est le silence. Je ne peux plus me taire". Elle ajoute : "A force de reprendre les arguments et les mots de la droite, de trouver moderne de briser les tabous, et donc de défendre la fin des 35 heures, de dénoncer les impôts, de s'en prendre aux Roms, de prôner la déchéance de la nationalité pour certains condamnés, de taper sur les grévistes, quelle est la différence avec la droite ?".

Après Manuel Valls, François Hollande... mais plus en douceur. Elle assure qu’il n’est pas "mou", une critique récurrente de l’opposition, mais pointe ses hésitations constantes : "Il sait décider, mais il préfère quand la décision vient toute seule ou quand tout le monde l'accepte. C'est bien plus confortable." Et déplore "qu’à force d'avoir voulu être le président de tous, il n'a su être le président de personne". Une alusion à sa côte de popularité qui ne décolle pas ?

Elle revient également sur Jérôme Cahuzac, l'ancien ministre du Budget, poursuivi depuis avril 2013 pour blanchiment de fraude fiscale et écrit que "des ministres, des députés me confient qu'ils savaient depuis longtemps". Le personnage ? Elle le qualifie de "méprisant et brutal [...] Je me demande ce qu'il a de gauche".

Elle pointe enfin les contradictions de certains de ses anciens collègues restés au gouvernement : "Tous ceux qui en privé clamaient "Je vais démissionner" [quand elle était ministre, ndlr] sont aujourd'hui encore ministres. Je ne leur en fais pas le reproche."

Ce mercredi matin, avant la publication de l’article du Nouvel obs, Stéphane le Foll, porte-parole du gouvernement, a refusé d’enfoncer l’ancienne ministre. Lors du point presse qui a suivi le premier conseil des ministres de la rentrée, il a assuré simplement qu’elle avait fait "un travail important", "qu'elle était une ministre active et écoutée" [mais] qu’elle avait "quitté le gouvernement".

 

Lu sur lenouvelobs.com

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