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HLM : les dérives du bailleur social Paris Habitat
©Reuters

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HLM : les dérives du bailleur social Paris Habitat

Le premier bailleur social d'Ile-de-France offre de nombreux avantages (salaires élevés, parachute doré...) à ses salariés et sa direction, révèle Le Parisien ce samedi.

Paris Habitat est le premier bailleur social d’Ile-de-France, avec un parc de 122 000 logements et quelque 3 000 salariés. Financé par l'argent public et à 75% par les loyers de gens très modestes, le bailleur social n'en est pas moins dépensier et très généreux avec ses 3000 salariés et, surtout, avec sa direction.

Plusieurs rapports d'inspection dévoilés par Le Parisien Aujourd'hui-en France ce samedi montrent ces avantages. Parmi eux, des salaires moyens (qui ont progressé de 20% entre 2008 et 2014) élevés: de 2300 euros bruts par mois pour un gardien à 3170 euros pour le reste du personnel. En plus d'avantages répandus (13e mois, prime d'objectif, prime d'intéressement) Paris Habitat multiplie les primes. Ainsi, l'an dernier, les employés ont touché chacun une prime de 200 euros pour saluer la certification ISO de Paris Habitat.

Les salariés peuvent encore faire gonfler leurs revenus en se faisant racheter 7 jours de congés sur les sept semaines dont ils bénéficient dans l'année (majorées d'une semaine pour ceux qui partent en dehors des vacances scolaires). Les 22 jours de RTT peuvent aussi être rachetés. Au total, les salariés peuvent espérer obtenir un mois de salaire en plus.

Mieux : es directeurs territoriaux ou de branche touchent un salaire compris entre 6000 et 7000 euros nets par mois (sans compter les avantages précédemment listés). Les directeurs généraux adjoints émargent à 9500 et 10.000 euros. Et le directeur général de Paris Habitat, Stéphane Dambrine est rémunéré environ 14.000 euros nets par mois. Il bénéficiait même des avantages octroyés au reste du personnel jusqu'à ce que la Miilos ne déclare son contrat de travail "irrégulier" et l'oblige à s'en passer. Il a toutefois conservé un généraux parachute doré de 500.000 euros en cas de licenciement.

Le journal évoque aussi des "anomalies" d'occupation du parc social. L'un des DG adjoints de Paris Habitat, qui émarge à 9 000 € net par mois, bénéficie depuis quinze ans d'un logement aidé, par exemple.

Lu dans Le Parisien

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