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Grèce, nucléaire iranien, terrorisme, emploi : ce que François Hollande a déclaré lors de son interview du 14 juillet
©REUTERS/Philippe Wojazer

Qu'en est-il ?

Grèce, nucléaire iranien, terrorisme, emploi : ce que François Hollande a déclaré lors de son interview du 14 juillet

Le président évoque son rôle dans les négociations avec la Grèce, les limites de l'accord sur le nucléaire iranien, les mesures mises en place dans la lutte contre le terrorisme et ses objectifs pour augmenter la croissance.

Comme chaque 14 juillet, François Hollande a reçu Claire Chazal et David Pujadas à l’Elysée et leur a accordé une interview au cours de laquelle le président aborde tous les points marquant de l’actualité. A commencer par la Grèce. "C’est l’Europe qui a gagné, la France a joué son rôle", a martelé le président de la République, qui s’est dit satisfait que la Grèce reste dans la zone euro. "Je n’accepte pas qu’un pays soit humilié, surtout en Europe. Ce n’est pas ma vision de l’Europe", a-t-il déclaré. François Hollande a salué le courage et le travail d’Alexis Tsipras. Il aussi admit que la chancelière Angela Merkel avait eu besoin d’être rassurée, d’avoir des garanties, des preuves, mais qu’elle avait parfaitement compris les enjeux pour Athènes. Pour le président, l’issue finale des négociations est une victoire. Notamment parce que si la Grèce était sortie de la zone euro, la moitié du prêt accordé par la France aurait été perdu. "Je veux veiller sur l’intérêt de la France, je veux veiller sur l’argent des Français".

L’Iran sur la question du nucléaire

Puis le président a confirmé la signature d’un accord sur le nucléaire iranien. "C’est un accord très important", a-t-il précisé, insistant sur le fait que "la France a été ferme". Ainsi, l’Iran a accepté de "réduire ses capacités" nucléaires et s’est formellement engagée auprès des états internationaux. Le président a également indiqué que des "vérifications seraient faites" sur place, afin de contrôler si l’Iran respecte cet accord. Si tel n’était pas le cas, les sanctions levées seraient aussitôt rétablies. "Au-delà de la confiance, il y a un mécanisme", confirme François Hollande à David Pujadas. "Pour la paix, la France doit parler avec tous […] Mais il faut rester extrêmement vigilant".

La montée en puissance du terrorisme

Concernant le terrorisme et l’expansion de l’Etat Islamique, François Hollande affirme avoir mis de nombreuses mesures en place. Le président a évoqué les renforcements "de moyens budgétaires et humains" pour lutter contre le terrorisme et rappelé que "deux lois", dont celle sur le renseignement, avaient été votées. "Je n’accepte pas cette mise en responsabilité (concernant les critiques faites à l’égard des services de renseignement), en revanche je pense qu’il faut encore améliorer ce système", a affirmé le président. "Nous sommes mobilisés", a-t-il déclaré en rappelant que "30 000 policiers, gendarmes et militaires" avaient été déployés et que "3000 restaient disponibles".

François Hollande rappelle aux Français, l’importance d’être unis face à la menace terroriste. "Nous sommes face à des groupes qui veulent mettre en cause les civilisations […] Moi je ne dois pas avoir peur, les Français ne doivent pas avoir peur", a-t-il déclaré. Pour François Hollande, l’Etat Islamique voudrait créer "une guerre des religions" afin de diviser les populations. "Il faut être uni", a-t-il clamé. "Nous avons à affronter de nouveaux ennemis mais la France ne doit pas céder".

Le chômage, l’emploi et l’économie française

"La croissance elle est là", a rappelé François Hollande, qui avoue tout de même que la hausse "est  faible" et qu’elle doit encore monter pour pouvoir créer de l’emploi. François Hollande a énuméré certaines loi et mesures mises en place pour augmenter la croissance du pays, notamment "le pacte de responsabilité", "la transition énergétique", ou encore "la loi Macron". Ambitieux, le président a même exposé l’un de ses objectifs : "la création d’une loi sur le numérique", afin qu’il y ait "plus de libertés pour ces nouveaux métiers", que ce soit "facile de créer en France". "J’ai toujours fait des choix audacieux mais protecteurs pour les entreprises". Le président a également insisté sur la baisse des impôts. Une baisse qui, selon ses dires, devrait "continuer à baisser en 2016 et 2017". "Il n’y aura pas de hausse de quelque impôt que ce soit".

Comment rembourser la dette de la France ? "En faisant des économies", a répondu le chef de l’Etat. Mais pas à n’importe quel titre. Ainsi, François Hollande a expliqué avoir rétabli les "18 000 postes de militaires" qui avaient été supprimés par ses prédécesseurs. "Pour des raisons que vous imaginez", a-t-il précisé. De même qu’il se refuse à supprimer des postes dans l’enseignement. "Tout le reste, toute l’administration perd des emplois".

Vu sur France 2

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