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Toujours pas...

Grèce : nouvel échec des négociations pour sauver le pays de la faillite, Tsipras provoque encore

Athènes et ses créanciers n'ont toujours pas trouvé d'accord. Le Premier ministre grec promet d'attendre "patiemment jusqu'à ce que les institutions se rallient au réalisme."

C'est le pire des scénarios qui est doucement en train de se mettre en place. Malgré des mois de négociations, la Grèce et la troïka (UE, BCE, FMI) n'ont toujours pas trouvé le moindre accord pour débloquer les fameux 7,2 milliards d'euros destinés à renflouer (temporairement) le pays. La faute aux uns, la faute aux autres... Chacun campe dans ses positions.

"Malgré quelques progrès, des différences significatives persistent, entre les propositions des Grecs et celles des trois institutions. Les discussions reprendront à l’Eurogroupe du 18 juin" a expliqué, dimanche soir, un porte-parole de la Commission.

Le 30 juin prochain, Athènes devra rembourser 1,6 milliard d'euros au FMI et a donc besoin de l'argent européen pour y parvenir. En échange, le gouvernement de gauche radicale doit lâcher du lest sur les réformes qu'il envisage pour le pays, notamment sur deux sujets compliqués : la TVA et les retraites. Athènes ne veut pas baisser les petites retraites ni augmenter la TVA sur l'électricité, afin de ne pas léser les plus pauvres. La BCE et l'UE ont bien proposé de réduire l'énorme budget militaire pour obtenir des gains mais le FMI a mis son véto, considérant qu'il ne s'agissait pas d'une réforme structurelle. Les négociations reprendront donc le 18 juin, à la recherche d'un accord de plus en plus urgent.

De son côté, le Premier ministre Alexis Tsipras joue la provocation et affirme que la Grèce va "attendre patiemment jusqu'à ce que les institutions se rallient au réalisme," affirmant que son gouvernement a présenté un "projet et des contre-propositions documentées" et fait de nombreuses concessions auprès des créanciers.

Enfin, François Hollande s'est lui aussi exprimé depuis le salon du Bourget, appelant le gouvernement de Syriza à reprendre "le plus vite possible la négociation" avec les créanciers. "Nous avons des délais maintenant extrêmement courts. Attention, nous arrivons dans une période qui peut être celle de turbulences s'il n'y a pas un accord qui est trouvé" a-t-il prévenu. "Ce message s'adresse à la Grèce. La Grèce ne doit pas attendre et aller de nouveau dans la discussion avec les institutions."

 

Lu sur Le Figaro

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