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Gouvernement Valls : les réactions

Jean-François Copé s’est dit "inquiet", Nadine Morano assure que "François Hollande n’a rien compris au message des Français".

24 heures après la passation de pouvoir entre Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls, et des heures de tractations entre François Hollande et son nouveau Premier ministre, Pierre-René Lemas, le secrétaire général de l’Elysée, a annoncé ce mardi la composition du gouvernement Valls I.

Un gouvernement resserré - 16 ministres contre 38 sous Ayrault II - qui voit entrer Ségolène Royal au ministère de l’Ecologie et François Rebsamen au ministère du Travail. Des secrétaires d’Etat ou des ministres délégués pourraient compléter ultérieurement l’équipe gouvernementale.

>> La composition du gouvernement Valls

Sitôt l’annonce faite, peu après 11h, les réactions se sont enchaînées. Le président du groupe UDI à l’Assemblée nationale, Jean-Christophe Lagarde a ironisé, sur LCI, sur la composition du nouveau gouvernement : "On a changé le bocal, mais on garde les mêmes cornichons !"

Devant le siège parisien de son parti, Jean-François Copé, patron de l’UMP, a assuré que ce nouveau gouvernement n’allait répondre "en rien" aux attentes des Français. Il s’est dit "inquiet" d’un gouvernement qu’il a jugé digne de la IVe République.

Fidèle à elle-même, Nadine Morano a taclé sur Twitter cette nouvelle mouture du gouvernement de François Hollande. Selon elle, "Hollande a démontré qu'il n'a rien compris au message des Français lors de sa déclaration, ça se confirme avec le nouveau gouvernement".

Frédéric Nihous, le président du mouvement Chasse, pêche, nature et traditions (CPNT) qui avait renoncé à la course à l'Elysée pour soutenir Nicolas Sarkozy en 2012, a raillé d'une part la présence de l'ex couple police-justice, à savoir Manuel Valls et Christiane Taubira, dans le même gouvernement, et a dénoncé une composition qui fait du neuf avec du vieux.

Christine Boutin, ancienne ministre et ancienne présidente du Parti chrétien démocrate, n'y est pas allé avec le dos de la cuillère, sur Twitter. Très critique envers François Hollande et ses ministres, notamment Christiane Taubira qui a mené l'ouverture du mariage pour tous contre lequel elle était farouchement opposée, elle a dit se sentir "insultée" et "prise en otage" avec ce nouveau gouvernement.  

 

Guillaume Peltier, un des vice-présidents de l'UMP et cofondateur du mouvement la Droite forte, a déploré un gouvernement "aux seules couleurs du PS" avant de moquer une "prime à ceux qui ont déjà échoué : Valls, Sapin, Taubira, Royal.. Il ne manque que Lionel Jospin."

 

Dans la même veine que Frédéric Nihous, le député UMP des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, a évoqué un jeu des chaises musicales, soulignant que "visiblement le message des Français n’a pas été entendu".

 

Après un premier tweet où il souhaitit "bonne chance au nouveau gouvernement pour la France", donc plutôt favorable au gouvernement Valls, Pierre-Yves Bournazel, un des porte-parole de NKM dans sa campagne pour la mairie de Paris, a vite rejoint la ligne de son parti et de la droite en général : railler, critiquer et moquer. "Fabius, Sapin, et Royal étaient déjà ministres il y a respectivement 33, 23 et 22 ans. Un gouvernement de combat fait d'anciens combattants", ironise-t-il sur le réseau social.

 

L'ancienne porte-parole du gouvernement Fillon Valérie Pécresse a pointé la non-compréhension de François Hollande sur Twitter : "Les Français n'attendent pas un casting mais une ligne politique, une direction claire, un espoir !"

 

Le sénateur UMP et ancien ministre Roger Karoutchi évoque carrément sur Twitter... une dissolution.

 

Trois heures après l'annonce de la composition du nouveau gouvernement, seuls deux ministres - présents sous le gouvernement Ayrault II - se sont exprimés sur Twitter. Najat Vallaud-Belkacem, qui conserve son poste mais perd le porte-parolat, a assuré être "très heureuse et fière de porter les engagements phares du Président". Aurélie Filippetti, conservée elle aussi à son poste au ministère de la Culture, s'est dit "heureuse de la confiance qui m'est accordée".

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