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Gilets jaunes : Emmanuel Macron évoque "un gigantesque échec collectif"
©PHILIPPE WOJAZER / POOL / AFP

Mea culpa

Gilets jaunes : Emmanuel Macron évoque "un gigantesque échec collectif"

Dans le livre "Le peuple et le président" (Plon), le chef de l'Etat prend sa "part" de responsabilité dans cette crise.

Dans le livre "Le peuple et le président" (Plon) paru jeudi 21 février, Emmanuel Macron se confie sur la gestion de la crise des Gilets jaunes. "Beaucoup de gens avaient honte de leur vie, de ne pas parvenir à s’en sortir malgré leurs efforts. C’est nous qui devons avoir honte", déclare-t-il aux auteurs, Cyril Graziani et Cécile Amar. "C’est un gigantesque échec collectif, j’en prends ma part. Mais j’ai encore trois ans pour changer cela", explique-t-il aux journalistes qui décrivent dans leur ouvrage un président de la République qui admet avoir sous-estimé la crise en voyant une mobilisation "plus faible que la plus petite mobilisation contre la réforme de la SNCF". Les auteurs évoquent également un Emmanuel Macron affrontant, comme ses prédécesseurs, la solitude du pouvoir : "Qui m’a soutenu pendant la crise des Gilets jaunes ? Personne. C’est le peuple français qui m’a choisi, pas la République des partis. Je lui dois tout. Si j’échoue, j’aurai échoué pour lui et avec lui. Jamais contre lui".

"Ils me tueront peut-être d'une balle, mais jamais d'autre chose"

Le chef de l'Etat s'attaque également aux journalistes. Selon lui, les médias ont participé à la destruction "des corps intermédiaires durant cette crise". "Ils ont dit : 'M. Trucmuche, parce qu'il a un gilet jaune, est aussi représentatif, et peut-être plus sincère qu'un maire ou un leader syndical'. Il n'y a plus aucune reconnaissance de la représentation ni hiérarchisation du point de vue", déclare-t-il.

Et d'ajouter : "J'ai fait mon mea culpa. Mais les journalistes aussi doivent le faire". Le chef de l'Etat a lui-même été accusé par des maires, présidents de régions ou autres syndicats d'avoir méprisé les corps intermédiaires. Pour autant, il n'entend pas faiblir: "Ils me tueront peut-être d'une balle, mais jamais d'autre chose", aurait-il dit à ses proches selon les auteurs.

LCI

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