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Gérard Longuet : à LR, "nous sommes à côté de la plaque"
©JOEL SAGET / AFP

Champ de ruine

Gérard Longuet : à LR, "nous sommes à côté de la plaque"

"Nous donnons le sentiment que chacun développe sa singularité et que personne ne se soucie du collectif", estime dans Le Point l'ex-ministre de Nicolas Sarkozy.

Le sénateur de la Meuse et ex-ministre de la Défense de Nicolas Sarkozy, Gérard Longuet, revient dans une interview au Point sur la crise de la droite et l'élection du chef des Républicains. Pour lui, même si le parti garde "un fonds commun de convictions : l'adhésion à l'économie de marché, la construction européenne, l'indépendance nationale ou l'héritage de la Ve République", il est écrasé par ses statuts et la recherche d'un chef. "En voulant choisir à tout prix, par conformité aux statuts du parti, un président et en proposant Christian Jacob, un homme de qualité – personne ne le conteste –, mais qui ne propose pas de projet réformateur, nous donnons le sentiment que chacun développe sa singularité et que personne ne se soucie du collectif. Nous sommes à côté de la plaque", estime-t-il.

Il compare la situation de LR avec celle du PS : "regardez la situation du Parti socialiste : c'est une grande maison, il y a une histoire, des idées, des projets et des personnes talentueuses. Or, en France, il n'existe plus, car ce parti n'a pas d'image présidentielle. LR est dans cette situation". 

Alors que pour les élections municipales de 2020, le parti a "l'avantage de l'élection contracyclique et la possibilité de tricoter des alliances à géométrie variable, hors Front national, bien évidemment", il regrette que "les personnalités de notre camp donnent l'impression de ne penser que présidentielle".Et lui de tacler Christian Jacob, Président du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale : "J'ai lu les propos de Christian Jacob. Il nous dit : « Je ne serai pas candidat à la présidentielle, donc je peux fédérer. » Mais à condition qu'il accepte d'être président des Républicains, c'est-à-dire d'une formation qui a intégré les gaullistes, les radicaux, les centristes. Aujourd'hui, on a l'impression qu'avec Christian Jacob nous avons un système complètement fermé sur lui-même et qu'entre Chirac et Sarkozy, il n'y a simplement pas de place. Sauf qu'il se trouve que la sensibilité libérale, européenne et girondine n'est plus représentée." Conséquence : "Si LR ne réintègre pas cette sensibilité, on ne fera que pousser les autres héritiers de cette sensibilité à rejoindre le président de la République."

Le Point

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