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va-t-il partir ?
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Côte d'Ivoire

Laurent Gbagbo va-t-il partir ?

Henri Guaino annonce un départ possible de Laurent Gbagbo du pouvoir ivoirien, mais le pays reste plongé dans une guerre civile qui l'a partagé en deux.

La communauté internationale serait en bonne voie pour obtenir le départ de Laurent Gbagbo du pouvoir en Côte d'Ivoire. Depuis les élections présidentielles du 28 novembre dernier, le pays est en proie à une lutte qui a dégénéré en guerre civile. Alassane Ouattara avait été reconnu vainqueur par la communauté internationale mais Laurent Gbagbo, le président sortant, refuse de laisser la place. Chaque candidat accusant son opposant d'avoir "bourré les urnes" à sa faveur. Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, s'est voulu rassurant sur RMC : "Il semble que nous soyons en bonne voie d'obtenir son départ", ne précisant toutefois ni date, ni délai. 

Sur son blog "Géographie de la ville en guerre", Bénédicte Tratnjek revient sur le changement de nature des affrontements. Au lendemain des élections, les candidats se disputent la victoire, et les partisans respectifs s'affrontent dans des quartiers très politisés de la ville d'Abidjan, et du pays. L'enjeu est clair pour les partisans comme pour leur leader, garder le pouvoir. Mais la situation ne pouvait pas durer et les affrontements politiques sont devenus une guerre civile. L'enjeu n'est plus le même, car la question qui se pose désormais est de savoir si l'un ou l'autre des "prétendants" serait capable de diriger le pays entier ?

 La crise que traverse aujourd'hui la Côte d'Ivoire n'est pas nouvelle. Elle date du jour où la candidature à la présidentielle d'Alassane Ouattara puisqu'il fallait alors "être ivoirien de père et de mère eux-mêmes ivoiriens et qu'il ne doit pas s'être prévalu d'une autre nationalité". Laurent Gbagbo devenait donc président. Une accession au pouvoir contestée dès le début, et des manifestations ont lieu contre son pouvoir.

En 2001 un programme de réconciliation national est mis en place et un gouvernement réunissant tous les partis politiques voit le jour en 2002. Mais quelques jours plus tard, une tentative de coup d'Etat contre Gbagbo relance les affrontements, qui deviennent rapidement des soulèvements armés. La partition de la Côte d'Ivoire est le résultat de ce conflit puisque des rebelles s'emparent alors de la moitié nord du pays. C'est d'ailleurs à ce moment là que la France envoie des soldats.

En 2005, le mandat de Gbagbo prend fin, mais il faudra attendre cinq ans avant de nouvelles élections, le temps notamment de désarmer les milices. Pendant ce temps Laurent Gbagbo reste président.

En 2010, les élections se font enfin, et relancent les affrontements, les amplifiant même. Outre une crise sociale et humanitaire grave, la crise provoque de nombreux déplacements de personnes obligées à rejoindre les quartiers défendus par leur couleur politique.

Que Gbagbo s'en aille ou pas, il semble donc compromis pour l'un des deux hommes de gérer l'ensemble du pays.

Lu sur Géographie d'une ville en guerre

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