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François Fillon aurait demandé à l'Elysée de "taper vite" sur Nicolas Sarkozy : l'ex-Premier ministre dément et dénonce une "manœuvre grossière"
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Révélations

François Fillon aurait demandé à l'Elysée de "taper vite" sur Nicolas Sarkozy : l'ex-Premier ministre dément et dénonce une "manœuvre grossière"

D'après le livre "Sarko s'est tuer", lors d'un déjeuner avec Jean-Pierre Jouyet, François Fillon se serait aussi montré extrêmement sévère vis à vis de Nicolas Sarkozy quant au financement de sa campagne de 2012.

24 heures après sa sortie, le livre "Sarko s'est tuer" fait déjà grand bruit. Selon des extraits publiés mercredi 5 novembre au soir par L'Obs, lors d'un déjeuner avec le secrétaire général de l'Elysée Jean-Pierre Jouyet, François Fillon lui aurait demander de "taper" sur Nicolas Sarkozy. Des révélations que l'ex-Premier ministre s'est empressé de "formellement" démentir, dénonçant une "manœuvre grossière".  D'après lui, c'est Jean-Pierre Jouyet qui aurait voulu le rencontrer et non le contraire. 

D'après Gérard Davet et Fabrice Lhomme, journalistes au Monde et auteurs de l'ouvrage paru hier chez Stock, le 24 juin dernier, l'ex-Premier ministre aurait déjeuné avec Jean-Pierre Jouyet dans un restaurant du 8ème arrondissement de Paris. Il aurait alors voulu savoir "si l'Elysée va user de ses prérogatives pour accélérer le cours judiciaire des affaires visant Nicolas Sarkozy". "Mais tapez vite, tapez vite ! Jean-Pierre, tu as bien conscience que si vous ne tapez pas vite, vous allez le laisser revenir. Alors agissez !", aurait insisté le rival de Nicolas Sarkozy.

Ces faits ont été confirmés aux journalistes par l'Elysée, assure l'Obs. Toutefois le Palais assure n'avoir "évidemment" pas exécuté la demande de l'ex-Premier Ministre. Par ailleurs, ce dernier se serait montré extrêmement sévère vis à vis de Nicolas Sarkozy quant au financement de sa campagne en 2012. "C'est de l'abus de bien social. C'est une faute personnelle, l'UMP n'avait pas à payer", aurait-il déclaré à Jean-Pierre Jouyet lors du fameux déjeuner.

"Je démens formellement les propos que m'attribuent Gérard Davet et Fabrice Lhomme. Le procédé qui consiste à me prêter la volonté de m'appuyer sur les plus hautes autorités de l'État pour faire pression sur l'autorité judiciaire est méprisable. La manoeuvre est grossière. Pour moi, le combat politique se mène strictement sur le terrain des idées", a déclaré hier soir François Fillon dans un communiqué. 

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Lu sur Metronews

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