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François Fillon tire un trait sur la politique mais "reste en alerte devant les grands défis du monde"
©capture écran France 2

Confidences

François Fillon tire un trait sur la politique mais "reste en alerte devant les grands défis du monde"

Entré dans une autre vie, l'ancien Premier ministre a décidé de transmettre la direction de Force républicaine, le mouvement qu'il a fondé, à son ami de toujours, Bruno Retailleau.

"J'ai décidé de tourner la page de la politique", confie François Fillon dans une interview accordée au Figaro et publiée ce vendredi 17 novembre. Après une campagne présidentielle difficile, empoisonnée par l'affaire des présumés emplois fictifs de sa femme et ses enfants, l'ancien Premier-ministre est entré dans une autre vie. "Bien sûr que j'ai le cœur serré devant toutes celles et ceux qui m'ont accompagné dans mes combats politiques", glisse-t-il. Il a donc décidé de transmettre la direction de Force républicaine, le mouvement qu'il a fondé, à Bruno Retailleau, son ami et soutien de toujours.

François Fillon reste "en alerte devant les grands défis du monde"

"J'ai proposé que Bruno Retailleau prenne le relais pour présider Force Républicaine", annonce-t-il au quotidien. Et d'ajouter : "J'ai pu mesurer sa fidélité, sa solidité dans l'épreuve et sa relation charnelle avec l'Histoire de France".

Même si aujourd'hui, il construit sa vie autrement, François Fillon dit rester "en alerte devant les grands défis du monde". "Je travaille notamment à la constitution d'une fondation pour la coexistence des minorités, dont les chrétiens d'Orient. Entre l'Occident et l'Orient, il faut plus que jamais nouer un dialogue entre les civilisations", explique-t-il.

"Notre démocratie a absolument besoin de lieu de réflexion"

Quant à son mouvement Force républicaine, Bruno Retailleau compte en faire "une fusée à trois étages" afin de renouveler le logiciel de la droite. Il souhaite "la vie intellectuelle" pour ouvrir "de nouveaux champs de réflexion et sortir de l'entre-soi". Une idée également épousée par François Fillon : "Notre démocratie a absolument besoin de lieu de réflexion, libre et innovant, car le consensus mou et le conformisme font le lit des extrêmes".

"Force républicaine a un rôle à jouer dans la reconstitution intellectuelle et politique de la droite, et plus largement de la France. Elle est porteuse d'un projet de redressement national qui conserve son actualité, même s'il faut l'actualiser en permanence", indique encore l'ex-Premier ministre au Figaro.

"Nous vivons une période de basculement et les Français attendent qu'on puisse y répondre"

En outre, son ami veut faire du mouvement "un laboratoire d'idées". "Il projette une organisation du mouvement décentralisée, présente sur l'ensemble du territoire, et en capacité de faire émerger 'les talents de demain'", explique Le Figaro. Quant au projet, le président du groupe LR au Sénat veut s'appuyer sur celui de François Fillon, car selon lui, "il a été le point de rencontre des convictions et des sensibilités de la droite et du centre".

>>> À lire aussi : Pourquoi la personnalité et la ligne de Laurent Wauquiez ne suffisent pas à expliquer la scission actuelle de la droite

In fine, il entend faire davantage pour faire participer les Français à la vie politique. "Nous vivons une période de basculement et les Français attendent qu'on puisse y répondre", précise-t-il. Mais attention, il ne s'agit pas d'imaginer une structure opposée aux Républicains. "Ce n'est pas concurrent avec le parti", signale Bruno Retailleau. "Même si avec Laurent Wauquiez nous n'avons pas les mêmes personnalités, on apprend à se connaître. S'il est élu, il pourra compter sur ma loyauté", promet-il. 

Lu sur Le Figaro

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