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François Bayrou : "Nous n’avons jamais eu d’emplois fictifs et ce sera aisé de le prouver"

Le président du Modem s'est défendu lors d'un point presse, mercredi après-midi.

Lors de sa conférence de presse, l'ancien Garde des Sceaux François Bayrou a tenu à mettre les choses au clair sur sa volonté de ne pas participer au prochain gouvernement d'Edouard Philippe. Il a commencé par vanter sa loi sur la moralisation de la vie publique : "J’ai porté une loi à laquelle je tenais beaucoup dont l’objet était de donner à la vie publique des règles sûres pour la moraliser dans tous les secteurs nécessaires", a-t-il dit en préambule.

Dénonçant une campagne de "dénonciations anonymes", il l'a assuré : "Nous n’avons jamais eu d’emplois fictifs et ce sera aisé de le prouver.  Pour le prouver, j’ai une absolue confiance en la justice". François Bayrou estime être la véritable cible de cette "campagne", "dans le but de décrédibiliser la personne qui portait la loi" de moralisation de la vie politique, car celle-ci dérangereait un "certain nombre de forces pour qui se serait un obstacle" à leur lobbyisme.

"Je n'accepte pas de vivre sans liberté de parole", ajoute François Bayrou, qui estime que le garde des Sceaux est le seul citoyen à ne pas pouvoir se défendre fasse à des dénonciations.

Le Modem reste attaché au gouvernement, assure François Bayrou. "Je serai à côté du président de la République pour l’aider et pour le soutenir, fidèle à une entente politique et personnelle à laquelle j’attache du prix." "C'est quelqu'un que j'estime, je trouve qu'il est magnifiquement à la hauteur de sa fonction", a-t-il dit. Il estime qu'il "serait logique" qu'il y ait de nouveaux ministres Modem au gouvernement. 

François Bayrou, revenant sur son projet de loi de moralisation de la vie politique, a expliqué : "On devinait bien que le débat au Parlement allait être détourné de son sens. Or, c’est une loi à laquelle je tiens beaucoup, à laquelle j’ai beaucoup donné. Je donne plus de prix au but à atteindre qu’à mon rôle personnel. J’en ai donc tiré les conclusions." En démissionnant, il choisit "de ne pas exposer à des campagnes mensongères le gouvernement que je soutiens" et de ne pas exposer le président Emmanuel Macron, dont l'élection est "une chance pour la France".

Faisant un parallèle avec la seconde guerre mondiale, il a estimé que "nous ne pouvons pas vivre dans une société de perpétuelle dénonciation. La France a été, hélas, à d'autres époques le pays des lettres anonymes.  Aujourd'hui, l'acte le plus anodin et le plus normal sous ce miroir grossissant apparaît suspect. A cette déferlante la démocratie ne survivra pas."

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