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FN : jour J pour Jean-Marie Le Pen convoqué ce jeudi devant le bureau exécutif
©Reuters

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FN : jour J pour Jean-Marie Le Pen convoqué ce jeudi devant le bureau exécutif

Le cofondateur du parti sera présent pour répondre à 15 griefs devant la plus haute autorité du FN. Il risque l'exclusion.

L'ambiance va être tendue ce jeudi vers 14h00 au siège du Front national à Nanterre. En effet, Jean-Marie Le Pen est convoqué devant le bureau exécutif du parti pour évoquer sa possible exclusion. Le cofondateur devra répondre à 15 griefs devant la plus haute autorité du parti réunie en formation disciplinaire. Si le patriarche sera évidemment présent, ce ne sera pas le cas de Marine Le Pen et de Florian Philippot pour "ne pas être juge et partie" dit-on au FN.

Jean-Marie Le Pen avait réitéré ses propos sur les chambres à gaz et avait fait d'autres déclarations fracassantes dans les médias, ce qui avait entraîné sa mise à l'écart du parti. Depuis cinq mois, le FN traverse une véritable crise que la patronne du parti entend bien clore.

Depuis le printemps, la liste des griefs contre Jean-Marie Le Pen s'est allongée: il devra en effet s'expliquer sur des propos visant sa fille ("j'ai honte que la présidente du FN porte mon nom (...)", ou le vice-président du FN Florian Philippot (qui "s'empare des leviers de commande, place ses hommes, ses mignons partout (...)", mais aussi sa petite-fille Marion Maréchal-Le Pen ("elle n'a ni l'expérience ni le gabarit pour diriger la PACA").

Cette réunion disciplinaire sera présidée par Jean-François Jalkh, premier vice-président du FN. Le bureau exécutif est composé de Nicolas Bay, Louis Aliot, Steeve Briois, Wallerand de Saint-Just et Marie-Christine Arnautu. Jean-Marie Le Pen risque la "suspension provisoire", la "radiation" ou l'"exclusion pour faute ou motif grave". "Je suis prêt à faire ce que j'ai à faire" a dit le cofondateur du parti expliquant encore qu'il "voudrait bien que tout cela s'arrête et que le FN reprenne sa route normalement". D'après son avocat, Frédéric Joachim, si une sanction tombe, "il est bien possible" qu'elle soit de nouveau contestée en justice.

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