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Une femme enceinte de six mois décède après un appel au SAMU
©MARTIN BUREAU / AFP

Santé

Une femme enceinte de six mois décède après un appel au SAMU

Victime d'un arrêt cardiaque, une femme enceinte de six mois est décédée en mars dernier, après que le SAMU a redirigé son conjoint vers SOS Médecins. Une enquête a été ouverte, a rapporté BFMTV jeudi.

Depuis le scandale de la mort de Naomi Musenga, cette jeune Strasbourgeoise dont la souffrance n'a pas été prise au sérieux par le SAMU, plusieurs cas de décès survenus après des appels aux services d'urgences sont épluchés, à la recherche d'éventuelles négligences. C'est dans ce cadre que la mort d'une femme enceinte en mars dernier, à Saint-Etienne (Loire) est actuellement étudiée. La famille de la défunte a porté plainte contre le SAMU jeudi 17 mai, pour non-assistance à personne en danger, relate BFMTV.

Le SAMU appelé en renforts après l'arrivée de SOS Médecins

Les faits ont débuté le 28 février, lorsque cette femme de 37 ans, enceinte de son troisième enfant et dont la grossesse est au sixième mois, commence à sentir des signes de faiblesse. Très vite, son conjoint contacte le SAMU et précise que sa femme avait des antécédents personnels et familiaux de tachycardie. Au bout du fil, son interlocuteur lui conseille alors d'appeler SOS Médecins ou de prendre rendez-vous chez son médecin traitant.

Mais au moment où les services de SOS Médecins arrivent sur place, la mère de famille est en arrêt cardiaque, prise de convulsions. Après dix minutes de massage cardiaque, le SAMU, contacté une deuxième fois, arrive enfin et transporte la victime au CHU de Saint-Etienne, où elle sera placée en coma artificiel et décèdera quelques jours plus tard, le 9 mars, accouchant d'un enfant mort-né.

Le SAMU demande à éviter les "parallèles hâtifs" avec le cas de Noami Musenga

Mardi 15 mai, ses proches ont rencontré des responsables du SAMU et du CHU, avant de porter plainte deux jours plus tard. "Nous voulons comprendre pourquoi Céline est morte. Est-ce qu’il y a eu une négligence ? Nous voulons nous battre pour elle. Cela ne la fera pas revenir. Mais nous ne voulons pas que cela puisse se reproduire", explique le frère de la défunte au journal Le Progrès.

De son côté, la direction du SAMU de la Loire, contactée par France Bleu, appelle à éviter tout "amalgame qui portent préjudice à la profession" et "parallèles hâtifs" avec le cas de Naomi Musenga, ajoutant que l'opérateur en question était médecin. Il nie tout "dysfonctionnement" au sein du centre d'appel. Le procureur de la République a annoncé jeudi qu'une enquête a été ouverte, a annoncé LCI, pour des soupçons de non-assistance à personne en danger et hoprogmicide involontaire. La police judiciaire a été saisie de cette enquête préliminaire.

Lu sur BFMTV

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