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Explosion de la fusée de la Nasa : l'enquête met en cause les moteurs
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Obsolète

Explosion de la fusée de la Nasa : l'enquête met en cause les moteurs

Les moteurs de la fusée Antarès, censée ravitailler la Station spatiale internationale, étaient issus du vieux programme de fusée lunaire soviétique N1F et abandonné en 1974.

L'enquête se poursuit sur l'explosion de la fusée Antarès qui a eu lieu mardi 28 octobre au soir. Si la commission est encore loin d'avoir rendu ses conclusion, la vidéo des quelques secondes de vol de la fusée semble montrer que l'un des deux moteurs du premier étage est en cause. Antarès, lancée par la société privée Orbital, était censée ravitailler la Station spatiale internationale.

Etonnamment, ses moteurs étaient issus du programme de fusée lunaire soviétique N1F et abandonné en 1974. D'après  Marco Caceres, expert du secteur spatial contacté par l'AFP, "les Soviétiques (qui avaient dépensé 1,3 milliards de dollars en 10 ans pour le développement du moteur), avaient un problème avec ce moteur et ont fini par arrêter de le fabriquer." Toutefois, au lieu de détruire les 150 moteurs NK-33 déjà produits mais jamais utilisés, un fonctionnaire soviétique a préférer les abandonner dans un hangar. Ils ont été découverts trente ans plus tard. Orbital a alors été séduit par leur faible coût et leur puissance, le combo parfait pour répondre à l'appel d'offre de de la Nasa pour ravitailler l'ISS. Avant d'équiper la fusée Antarès, Orbital a toutefois remis les moteurs à neuf et à modifier leur nom, les baptisant alors AJ-26.

Pour John Lodgson, ancien directeur du "Space Policy Institute" de Washington, l'enquête de la Nasa sur l'explosion de mardi va l'amener à abandonner le moteur AJ-26. Par ailleurs, en mai dernier, un de ces moteurs avait déjà explosé lors d'un essai statique au sol, à Stennis, dans le Mississipi. De nombreux observateurs américains critiquent le choix de la Nasa, qui a fait appel à des opérateurs privés comme Orbital pour ses missions. Mais comme l'a fait remarquer Eric Berger, chroniqueur spatial du Houston Chronicle, les opérateurs privés comme Orbital et SpaceX "ont fourni un service à une fraction du prix que cela aurait demandé en interne à la Nasa." Car l'agence américaine a souvent prouvé ces dernières années qu'elle n'était pas en mesure de développer un lanceur pour un budget limité et dans des délais raisonnables. 

Lu sur Le Figaro

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