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États-Unis : lancement de la campagne d'Evan McMullin, candidat de la droite anti-Trump
©Evan McMullin for President

Plus on est de fous...

États-Unis : lancement de la campagne d'Evan McMullin, candidat de la droite anti-Trump

Encore inconnu hier, l'ancien agent de la CIA veut faire barrage à Trump.

Cela faisait longtemps que la droite américaine anti-Trump voulait un candidate et maintenant elle l'a : Evan McMullin, qui était un parfait inconnu jusqu'au lancement de sa campagne présidentielle cette semaine. Le candidat a officiellement lancé sa campagne à Salt Lake City, dans l'Utah. 

L'homme est un inconnu politique complet, même s'il a un CV intéressant : il a été pendant une décennie agent secret "undercover" de la CIA, avant de travailler chez Goldman Sachs puis à la Chambre des représentants, pour finir comme directeur des politiques publiques de la Conférence Républicaine. 

S'il n'a peu de chances, pourquoi s'intéresser à lui ? D'abord, il a des soutiens importants. Une grande partie de l'establishment républicain déteste Trump et cherchait un candidat pour lui faire face. Il aurait notamment le soutien de Bill Kristol, un des "parrains" intellectuels de la droite américaine et de Paul Singer, financier milliardaire qui est un des principaux financeurs du Parti républicain. 

Il a une stratégie également. McMullin est mormon, et les mormons sont le groupe américain conservateur qui déteste le plus Trump, la retenue et la politesse étant des valeurs extrêmemnt fortes chez les mormons. Une stratégie concentrée sur l'Utah et les états du Mountain West qui ont de fortes minorités mormones. Le pari est de gagner assez d'états pour faire en sorte qu'aucun candidat n'aie une majorité dans le Collège électoral. Dans ce cas, la Constitution américaine prévoit que c'est la Chambre des représentants qui choisit le président, et elle pourrait n'avoir d'autre choix que de voter pour McMullin, Clinton et Trump étant tous les deux détestables pour la majorité républicaine de la Chambre. Un scénario très tiré par les cheveux, mais dans une année où toutes les règles de la politique américaine ont déjà été renversées. 

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