Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
International

Embrigadement

Etat islamique : en Syrie, les djihadistes enrôlent désormais des adolescents de 14 ans

Selon l'activiste syrien Abu Ibrahim al-Raqqawi, qui s'est entretenu avec le site Business Insider, l'Etat islamique n'autorise plus les adolescents âgés de moins de 19 ans à quitter la ville de Raqqa.

Si l'Etat islamique est en ce moment frappé par les interventions de la coalition, le groupe terroriste semble être en mesure d'enrôler de nouveaux combattants à une vitesse inquiétante. Pour gonfler leurs rangs, les combattants djihadistes sont certainement déjà contraints d'imposer un enrôlement de force aux plus jeunes dans certains territoires. 

Selon  l'activiste syrien Abu Ibrahim al-Raqqawi, qui s'est entretenu avec le site Business Insider, l'Etat islamique force d'ores et déjà des adolescents âgés au minimum de 14 ans à rejoindre ses rangs, notamment dans la ville de Raqqa, capitale autoproclamée de l'organisation terroriste.

"Les gens ont très peur que l'Etat islamique force un adolescent de chaque famille à rejoindre ses combattants (…) Les habitants craignent qu'il ne s'agisse de la première partie d'un programme de recrutement. Selon certaines rumeurs, l'Etat islamique diffuse l'idée que les garçon ne doivent pas rester assis à la maison comme les filles, mais prendre part à la guerre et faire le djihad" rapporte cet observateur qui se rend régulièrement à Raqqa pour rencontrer sa propre famille. 

"Ils (l'Etat islamique), n'autorisent par les femmes de moins de 45 ans à quitter la ville, ni les garçons âgés de moins de 19 ans (…) Le simple fait de sortir de la ville est désormais quelque chose de très compliqué. Depuis la diffusion d'une déclaration de l'Etat islamique qui affirme vouloir recenser chaque garçon âgé de plus de 14 ans et vivant à Raqqa, les gens sont terrifiés par la perspective d'un enrôlement de force et veulent quitter la ville" explique-t-il également. 

Lu sur businessinsider.com
Commentaires
Nos articles sont fermés aux commentaires.