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Bernard Cazeneuve juge cette initiative "illusoire".
Bernard Cazeneuve juge cette initiative "illusoire".
©Pixabay

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État d'urgence : des députés PS veulent pouvoir maintenir le contrôle de la presse

A travers l'amendement déposé, les députés PS estiment "qu'au moment des attentats de janvier 2015, des manquements ont été constatés dans le traitement des attentats dans différentes publications".

Jeudi 19 novembre, les députés examineront à l'Assemblée la réforme de la loi de 1955 instaurant l'état d'urgence. Ce texte modifiera plusieurs dispositions de la loi pour la rendre plus "efficace" et "adaptée" à la situation actuelle, explique le gouvernement. Une des modifications de ce texte vise notamment à supprimer "le contrôle de la presse, de la radio, prévu (dans la loi de 1955) mais jamais utilisé". Si tel est le souhait de l'exécutif, plusieurs députés socialistes ont exprimé leur opposition à cette modification.

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Représentés par la vice-présidente de l'Assemblée nationale Sandrine Mazetier, 12 députés PS ont ainsi déposé un amendement pour d'ajouter un alinéa au nouveau texte. "Le décret déclarant ou la loi prorogeant l'état d'urgence peut, par une disposition expresse, habiliter les autorités administratives visées à l'article 8 à prendre toutes mesures pour assurer le contrôle de la presse et des publications de toute nature ainsi que celui des émissions radiophoniques, des projections cinématographiques et des représentations théâtrales" peut-on lire dans le texte d'origine. 

A travers l'amendement déposé, les députés PS estiment "qu'au moment des attentats de janvier 2015, des manquements ont été constatés dans le traitement des attentats dans différentes publications, manquements qui ont pu mettre en danger nos concitoyens et les forces de l'ordre", en référence notamment à un commentaire de la chaîne BFM-TV révélant que des otages étaient retranchés dans une chambre froide de l'Hyper Cacher visé.

"Cette disposition ne donne pas lieu à un contrôle systématique, elle ouvre une possibilité qu'il serait dommage de supprimer alors qu'elle peut participer à la protection de nos concitoyens", assurent les députés socialistes.

 

Lu sur Le Figaro

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