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Espionnage : quand la NSA se servait d'Angry Birds et d'autres applications comme mouchard
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Surveillance à outrance

Espionnage : quand la NSA se servait d'Angry Birds et d'autres applications comme mouchard

L'agence américaine de renseignement et son homologue britannique du GCHQ ont en effet collecté des milliers de données des utilisateurs d'applications sur smartphone.

Le scandale de la NSA prend chaque jour un peu plus d'ampleur. A se demander où s'arrêtera cette affaire ? Après les révélations sur la collecte des métadonnées téléphoniques, la récupération des SMS ou encore la surveillance des plateformes de jeux en ligne, le New York Times et The Guardian ont fait de nouvelles révélations ce lundi. Ainsi selon de nouveaux documents fournis par l'ancien consultant Edward Snowden, la NSA et son homologue britannique du GCHQ collectent des données sur les utilisateurs d'applications sur smartphones, que ce soit Facebook, Angry Birds ou Google Maps, a révélé lundi le New York Times.

Selon The Guardian, ces documents montrent que lorsqu'un utilisateur lambda met en ligne une photo de profil depuis son téléphone portable cela suffit à l'agence de renseignement pour récupérer un certain nombre de données sur cet utilisateur (géolocalisation, adresse électronique, contacts...). De plus, toujours selon le quotidien britannique, l'un de ces documents, datant de 2008, montre que le système " fait qu'en pratique, toute personne utilisant Google Maps sur un smartphone travaille pour un système du GCHQ ". Les documents listent plusieurs applications, principalement sous Android, le système d'exploitation de Google, mais évoquent également l'utilisation des mêmes technologies pour les applications sur iPhone.

Concrètement, selon un rapport, cité dans le New York Times, toute mise à jour du système d'exploitation Android envoie sur le réseau 500 lignes de données sur l'historique du smartphone et son utilisation, des données captées ensuite par la NSA et GHCQ. Cette surveillance des applications de smartphones est même décrite comme une "pépite" dans un document de la NSA datant de 2010. A tel point que pour la seule année 2007, l'agence américaine aurait consacré 767 millions de dollars à ce programme, quatre fois plus que l'année précédente, selon un autre document cité par le Times.

Face à ce scandale, Barack Obama a récemment annoncé son intention de rogner les pouvoirs de l'agence de renseignement. Le président américain souhaite en effet réformer la collecte de données téléphoniques de l'agence sans pour autant y renoncer…

lu sur le New York Times

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