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In Amenas, le site gazier sur lequel a eu lieu la prise d'otages
In Amenas, le site gazier sur lequel a eu lieu la prise d'otages
©Google Maps

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En Algérie, un otage français est mort, trois ont été sauvés selon Laurent Fabius

Un bilan premier officiel fait état de 12 morts civils et 18 terroristes après l'opération militaire algérienne sur le site d'In Amenas, où de nombreux Algériens et expatriés ont été pris en otage par des islamistes. 7 otages étrangers seraient encore détenus.

Ce qu'il faut retenir
 
  • un otage français est mort, trois ont été sauvés selon Laurent Fabius
  • aucun bilan officiel n'est encore parvenu ce vendredi
  • la presse algérienne salue la fermeté de ses dirigeants
  • les autres pays "regrettent" le manque d'informations de l'Algérie
  • l'un des chefs du groupe islamiste a été tué dans l'assaut
 

Retrouvez ici notre live du jeudi 17 janvier

21h50 :

Selon le quotidien algérien El Watan, le Groupement d’intervention spéciale (GIS) est parvenu à capturer un terroriste parmi les ravisseurs lors de l’assaut ; les sources sécuritaires qui n’ont pas précisé sa nationalité.

21h40 : Un bilan officiel fait état de 12 morts civiles et 18 terroristes

L'information est relayée par le journaliste algérien Rabia Mahrez.

 

L’opération terrestre menée par l’Armée Nationale Populaire est normalement terminée, selon Algérie Focus. Les gendarmes enquêtent et recueillent des informations auprès des otages algériens libérés. Les terroristes ont-ils bénéficié du soutien de complices si parmi les travailleurs du site gazier ? Depuis 12h30, des centaines d’otages algériens sont à la brigade de gendarmerie d’In Amenas où ils sont interrogés les uns après les autres pour savoir leur version des faits.

Certains otages ont été relâchés mais beaucoup sont encore à In Amenas au niveau de l’hôpital de campagne installé par les forces militaires.
 

De son côté, le spécialiste Mohamed Sifaoui procède à des mises au point linguistiques sur Twitter :

 

 21h : l'otage français mort serait le responsable de la sécurité du site gazier

La journaliste Leila Beratto cite un de ses confrères :


"Je présente, au nom du gouvernement, mes condoléances les plus sincères à la famille de Yann Desjeux et à celles des autres victimes qui ont péri du fait de cette prise d'otages", a déclaré Laurent Fabius, ajoutant que trois autres otages français ont pu être sauvés et sont en vie.

20h45 : un otage français tué pendant le raid, selon Laurent Fabius

Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius annonce qu'un otage français a été tué pendant le raid de l'armée algérienne sur le site gazier. 

19h30 : 7 otages étrangers seraient encore détenus

 

19h20 :

Questionnée au sujet de l'offre faite par les ravisseurs de libérer des Américains en échange d'islamistes détenus aux Etats-Unis, la porte-parole du département d’Etat américain, Victoria Nuland, a expliqué que les Etats-Unis refuseront catégoriquement de négocier avec des "terroristes". La politique de l’Algérie de non-négociation est donc également partagée par les Etats-Unis.

19h10 :

Un article de Challenges relaie le point de vue étonnant d'un expert britannique de la région Sahel, Jeremy Keenan, qui envisagela possibilité que l'Etat algérien soit  "complice" de l'opération terroriste. Dans une interview vidéo diffusée à l'été 2012, ce professeur à Université de Londres avait déjà accusé les services de sécurité algériens de double jeu avec les groupes djihadistes. 

Une chaine algérienne de télévision liste les armes qui ont servi à la prise d'otages :

 

18h : "Je suis en vie, c'est le principal" assure Alexandre Berceaux, rescapé français


EXCLU - "J'ai entendu énormément de coups de feu" par Europe1fr

"Je suis en vie, c'est le principal." Alexandre Berceaux, rescapé français de la prise d'otages menée par des djihadistes sur un site gazier en Algérie, a accepté de raconter sur Europe1 comment il a échappé aux terroristes. "Je suis resté caché pendant presque 40 heures dans ma chambre, sous le lit, j'avais mis des planches un peu partout", relate cet employé de CIS Catering, dont 150 employés algériens étaient retenus sur le site gazier d'In Amenas. J'avais de la nourriture, de l'eau, je ne savais pas combien de temps j’allais rester", poursuit-il, "encore sous le choc".

Le chef des islamistes ravisseurs auraient proposé d'échanger des otages Américains contre le un Égyptien et une Pakistanaise emprisonnés au Etats-Unis.

17h45 : les premiers témoignages des rescapés sur la chaine Algérie 3

La chaîne de télévision algérienne Algérie 3 a diffusé, vendredi, les premiers témoignages des rescapés qui ont été évacués par l'armée vers la ville d'In Amenas.

 

"On était 260 dans la même salle, explique un ex-otage algérien. Quand les bombardements ont commencé, on a forcé la porte de derrière et on est sortis. Les forces de l'ordre nous ont pris en charge et ont très bien fait leur travail". "Les terroristes ne semblaient pas savoir pas qu’il y avait une autre porte, témoigne un autre ouvrier algérien. Quand on est sortis on a agité des tissus blancs pour signaler à l’armée que nous étions des membres du personnel. On va bien, on est sortis indemnes."

Un Européen interrogé par la télévision algérienne se veut rassurant : "Tout va bien, tout le monde s'occupe bien de nous. Les gens qui s'en sont sortis sont chanceux." Les images montrent cependant des salariés blessés.

 
 

17h30 :

Le président Barack Obama est "régulièrement mis au courant par son équipe de sécurité nationale" des événements en Algérie, selon les déclarations de la Maison Blanche.

Le compte Twitter du site d'information Jeune Afrique.com publie une carte de la zone :

 

17h15 : 100 otages expatriés libérés

Les forces spéciales algériennes ont libéré quelque 100 otages étrangers, mais 30 autres restent portés disparus, selon l'agence officielle algérienne APS. "Près d'une centaine de ressortissants étrangers, sur les 132 otages pris par le groupe terroriste qui a attaqué mercredi le site gazier de Tigantourine ont été libérés", indique l'APS, renseignée par une source sécuritaire. Le sort des autres otages est inconnu.

16h35 : un Français disparu ?

D'après la chaîne BFMTV, Paris s'inquièterait du sort d'un ressortissant français qui travaillait à la sécurité du site algérien proche d'In Amenas. La France est actuellement sans nouvelles de cet homme d'une cinquantaine d'années, originaire du Pays basque. 

16h20 : négociation souhaitée de la part des ravisseurs

Le chef du groupe islamiste auteur de la prise d'otages en Algérie demande à la France de "négocier" la fin de la guerre au Mali et propose de libérer "les otages américains" contre des islamistes détenus aux Etats-Unis, a rapporté aujourd'hui l'agence mauritanienne ANI.

15h58 : des otages manquent à l'appel

D'après des journaux locaux, une soixantaine d'étrangers seraient encore retenus en otages ou portés manquants. On ignore combien parmi ces soixante sont toujours otages des djidahistes qui ont envahi le complexe et combien ont pu se cacher sur ce site particulièrement vaste.

15h45 : un terroriste avoue faire partie de la cellule islamiste de Mokhtar Belmokhtar

L'armée algérienne a capturé l’un des ravisseurs d’après le quotidien El Watan. Le terroriste arrêté aurait affirmé lors d’un interrogatoire que son groupe, composé de 32 individus sont bel et bien affiliés à la Katiba El Moulathamine de Mokhtar Belmokhtar.

15h31 : les expatriés visés en priorité

D'après l'Express, plusieurs témoignages de rescapés de la prise d'otages attestent que le commando djihadiste cherchait en priorité les salariés étrangers de la base pétrolière. 

15h10 : des Américains détenus

Les ravisseurs islamistes ont proposé un échange aux autorités américaines. Deux otages américains pourraient être libérés contre la libération de deux militants islamistes emprisonnés aux Etats-Unis.

14h58 : des terroristes toujours retranchés

Les terroristes n’ont pas encore été tous neutralisés puisqu’un groupe de ravisseurs est encore "retranché dans l’installation gazière", indique l’APS qui cite une source sécuritaire.

14h31 : des blessés évacués vers Alger

Salon l'Express, des blessés parmi les ex-otages ont été acheminés vers des hôpitaux d'Alger. Le correspondant a constaté que certains d'entre eux, de différentes nationalités, ont été évacuées vers la clinique privée d'El Azhar située à Dely Brahim sur les hauteurs d'Alger.

 

 

14h14 : des psychologues à disposition des otages

Les forces militaires ont mis à la disposition des otages libérés une assistance psychologique. "Des psychologues sont venus nous voir et nous parler. Nous sommes toujours sous le choc. Moi-même j’ai encore du mal à parler de ce qui m’est arrivé. J’espère que je vais m’en remettre", indique à Algérie-Focus un otage algérien qui a été libéré ce vendredi à 12h00.

13h46 : 18 islamistes tués jeudi lors de l'opération

Les autorités algériennes commencent à communiquer sur le bilan de l'assaut d'hier. Les forces de sécurité ont affirmé à l'AFP que "18 terroristes", sur une trentaine au total, "ont été tués". Si la "base vie" du site pétrolier est désormais sécurisée, "entre sept et dix terroristes sont retranchés dans l'usine". Cette autre zone du site pétrolier est encerclée par les forces de sécurité algériennes.

13h21 : des otages libérés selon une source algérienne

Selon Algérie-Focus, l'armée algérienne est parvenue, vers 12h00, à libérer certains otages de l’usine de traitement de gaz qui ont été détenus par le reste des ravisseurs. Un otage algérien nous a confié que les forces militaires sont parvenus à les libérer, mais le flou demeure sur le sort des ravisseurs.

12h35 : Ayrault confirme que l'opération est "toujours en cours"

"Je viens à l'instant de m'entretenir avec le Premier ministre algérien, qui m'a confirmé que l'opération se poursuivait", a déclaré Jean-Marc Ayrault lors de ses voeux à la presse. "A l'heure où je vous parle, le décès de plusieurs otages est à déplorer. Nous n'en connaissons pas le nombre ni la nationalité".

12h28 : la Norvège pas contente

La Norvège, sans nouvelles de huit ressortissants sur le site gazier d'In Amenas en Algérie, aurait souhaité être informée par avance de l'opération militaire algérienne contre les ravisseurs, a déclaré le chef de sa diplomatie. Celui-ci a cependant estimé qu'il était "trop tôt pour porter un jugement sur l'opération".

11h35 : Conseil de Défense à Paris

Le cinquième conseil de défense consacré à la prise d'otages en Algérie et à la situation au Mali a réuni ce vendredi matin plusieurs membres du gouvernement et hauts responsables à l'Elysée autour de François Hollande. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, les ministres de la Défense Jean-Yves Le Drian, des Affaires étrangères Laurent Fabius et de l'Intérieur Manuel Valls, participaient à ce conseil.

11h13 : les autorités algériennes confirment qu'il reste des islamistes retranchés sur le site

"Il y a encore un groupe retranché" dans le complexe d'In Aménas, a indiqué cette source.

10h40 : les Américains débarquent

Un avion américain s'est posé sur l'aéroport d'In Amenas en vue de l'évacuation des ressortissants des Etats-Unis après la prise d'otages.

10h06 : l'opération de sauvetage des otages n'est pas terminée

L’APS a confirmé vendredi que "des otages sont encore détenus au niveau de l’usine de traitement de gaz de Tiguentourine". Selon les explications de l’APS qui cite des sources de la wilaya d’Illizi, l’assaut mené par les forces spéciales de l’ANP, dans une action terrestre, a pris uniquement fin "au niveau de la base de vie où le plus grand nombre d’otages étaient retenus".

9h54 : selon Parisot, les entreprises françaises vont rester en Algérie

Les entreprises françaises implantées en Algérie ont renforcé leur sécurité mais n’envisagent pas de quitter le pays après l’attaque meurtrière d’un site gazier par un commando islamiste, a assuré vendredi la présidente du Medef, Laurence Parisot lorsqu’elle a été interrogée sur France 2.

9h37 : le Japon très mécontent

L'ambassadeur algérien en poste à Tokyo a été convoqué au ministère japonais des Affaires étangères, afin de s'expliquer sur les raisons de l'assaut à In Anemas.

9h12 : Marine Le Pen estime que la France a une "lourde responsabilité"

Marine Le Pen, la présidente du FN, a jugé ce vendredi que les dirigeants français successifs avaient "une lourde responsabilité" dans l'armement des islamistes au Sahel. Sur France Info, l'ex-candidate à l'Elysée a assuré que la présence d'"armes lourdes entre leurs mains est en grande partie à cause de la France".

8h45 : opération toujours en cours

"L'incident terroriste est toujours en cours", selon Londres. 

8h40 : Manuel Valls confirme qu'il y avait peu de Français sur la base

Manuel Valls, a déclaré ce vendredi matin sur RTL que la situation était encore "confuse" en Algérie après l'assaut de l'armée sur le site gazier d'In-Amenas où étaient retenus en otages depuis mercredi des dizaines de personnes. "Nous sommes en liens étroits avec nos amis algériens", a précisé le ministre, sans donner plus d'information sur la situation.

"Il y a très peu de Français sur cette base", a-t-il seulement indiqué, précisant que deux d'entre eux avaient pu revenir en France. "Pour ce qui concerne les deux autres, s'il y en avait deux autres, nous n'avons pas à ce stade plus d'informations, nous espérons en avoir dans la matinée".

8h20 : témoignage d'un ex-otage français sur Europe 1

"Je suis encore sur la base d'In Amenas. Je suis encore sous le choc et épuisé. Je suis caché durant 40 heures dans ma chambre. Les terroristes cherchaient des Français. Je n'ai pas vu grand chose mais j'ai tout entendu. Je suis resté dans le bâtiment de vie, avec la peur au ventre. Beaucoup de personnes se sont cachés. Les militaires algériens nous ont dit qu'il y avait des morts, expatriés et preneurs d'otages".

8h01 : toujours pas de bilan mais des précisions

Selon une source de la sécurité algérienne, citée par Reuters30 otages auraient été tués lors de l'assaut de l'armée algérienne sur le site gazier. Parmi eux, il y aurait un Français. Au moins 11 activistes auraient péri dans l'attaque. Parmi les otages décédés, figurent également 8 Algériens, 2 Japonais et 2 Britanniques, indique la même source.

7h22 : les Etats-Unis pas informés de l'assaut

Les Etats-Unis n'avaient pas été mis au courant en avance de l'intention des autorités algériennes de mener une opération pour tenter de libérer des otages détenus par un groupe lié à al-Qaida dans un centre gazier, a déclaré à l'AFP un responsable américain.

"Nous n'étions pas au courant de l'intervention en avance", a-t-il déclaré, ajoutant que les responsables américains "avaient fortement encouragé" les autorités algériennes à faire de la sécurité des otages leur priorité.

6h00 : Les réactions occidentales suite à l'intervention de l'armée algérienne sont dominées par l'inquiétude et le mécontentement.

Si la Grande-Bretagne a fait part de ses regrets de ne pas avoir été informé plus tôt des plans des autorités algérienne, l'administration Obama essaient quant à elle d'obtenir des "éclaircissements" sur le raid contre l'usine de gaz. Le porte-parole de la Maison Blanche a par ailleurs déclaré que les Etats-Unis s'inquiétaient du sort des otages et condamnaient avec force l'attentat terroriste. Les japonais ont quant à eux réagi avec plus de virulence appelant les Algériens à cesser immédiatement leur opération militaire. Le porte-parole du gouvernement japonais, Yoshihide Suga, a par ailleurs annoncé que trois Japonais sur 17 étaient "en sûreté" et 14 portés manquants.

5h45 : l'assaut des forces armées algériennes raconté par un rescapé irlandais.

Brian McFaul, le frère d'un otage irlandais qui a réussi à échapper aux preneurs d'otages a expliqué que l'armée algérienne a bombardé quatre jeeps qui prenaient la fuite du complexe gazier de Tiguentourine avec à leur bord les ravisseurs islamistes ainsi que des otages.

L'Irlandais a ajouté que son frère, Stephen McFaul, se trouvait avec plusieurs dizaines d'Occidentaux et d'Algériens eux aussi retenus prisonniers. S'il a réussi à sortir indemne de l'assaut mené par les forces armées algériennes, c'est parce qu'il se trouvait dans la seule des cinq jeeps utilisées par les ravisseurs qui n'a pas été touchée par les tirs de l'armée.

Brian McFaul a ainsi déclaré que les ravisseurs "étaient en train de déplacer les otages entassés dans cinq jeeps à partir d'un endroit du complexe. Ils ont été interceptés par l'armée algérienne. L'armée a bombardé quatre des cinq véhicules et quatre ont été détruits".

5h30 : L'agence Noukchott Information (ANI) assure que le commando terroriste n'a perdu que trois membres.

Trois islamistes, dont le chef du commando, auraient perdu la vie lors de l'assaut de l'armée algérienne. L'agence assure par ailleurs que les preneurs d'otages seraient algériens, canadiens, maliens, égyptiens, et mauritaniens. Quant à leur prise d'otages, ils la prépareraient depuis environ deux mois.

5h15 : Sept ressortissants étrangers au moins seraient morts dans l'assaut

L'agence de presse Reuters explique que parmi les ressortissants étrangers tués, on compte un Français, deux Japonais et deux Britanniques. Huit Algériens auraient également été assassinés. Quant à la nationalité des autres victimes, elle n'est pas encore connue pour le moment.

 

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