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"J'entends certains qui pensent que notre pays est en déclin, que le pire est à venir. Et ils proposent le repli, la guerre civile ou les recettes du siècle dernier" affirme-t-il.
"J'entends certains qui pensent que notre pays est en déclin, que le pire est à venir. Et ils proposent le repli, la guerre civile ou les recettes du siècle dernier" affirme-t-il.
©PHILIPPE LOPEZ / AFP

Objectif : Elysée

Emmanuel Macron annonce sa candidature et souhaite une "révolution démocratique"

Comme prévu, l'ancien ministre se lance dans la course à l'Élysée. "J'ai vu de l'intérieur la vacuité de notre système politique" affirme celui qui veut apporter une nouvelle "espérance".

Près de 200 journalistes attendaient ce matin, à Bobigny, la déclaration de candidature à la présidentielle d'Emmanuel Macron. Vers 10h45, l'ex-ministre a brisé le silence en confirmant sa candidature à la présidentielle. "Je suis prêt" assure-t-il. "C’est une étape importante que nous allons franchir et que depuis plusieurs mois nous préparons. Je suis intimement convaincu que c’est en affrontant la réalité du monde que nous pouvons retrouver de l’espérance."

"J'entends certains qui pensent que notre pays est en déclin, que le pire est à venir. Et ils proposent le repli, la guerre civile ou les recettes du siècle dernier" affirme-t-il. Il vise ensuite la droite et la gauche "avec les mêmes visages, les mêmes hommes (…) Ce sont leurs modèles, leurs recettes qui ont échoué. Notre pays n'a pas échoué, c'est de là que nait le divorce entre le peuple et ses gouvernants."

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Très véhément contre "les appareils politiques", Emmanuel Macron s'est lancé dans un périlleux discours antisystème. "Face à ces défis, notre système politique est bloqué, je n'accuse personne" clame-t-il en évitant soigneusement d'attaquer les élus, "mais les appareils politiques, les logiques politiciennes paralysent. J'ai vu de l'intérieur la vacuité de notre système. J'ai pu mesurer ce qu'il en coûte de refuser les règles obsolètes et claniques (…) je sais ce que c'est (…) ce système, je le refuse."

"La France est sortie du chemin du progrès. La France est bloquée par les corporatismes de tous ordres et n'est plus à la hauteur de sa promesse. C'est un pays dans lequel en partant de rien, le talent, l'effort doivent mener à la réussite" poursuit-il. Selon lui, le monde est "en plein bouleversement (…) nous ne pouvons y répondre avec les mêmes hommes et les mêmes idées. Nous ne pouvons proposer de réparer ou d'ajuster notre modèle, cette transformation a des aspects tragiques mais elle a, en même temps, des opportunités, des promesses que nous devons saisir."

"C'est cette révolution démocratique que nous avons préparée ces derniers mois. Je veux porter l'optimisme de la volonté. La France n'est pas un château de cartes, la seule force dont nous pouvons nous réclamer, c'est la force de la France, c'est celle-là qui doit nous guider."

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