Elus en délicatesse avec le fisc : deux parlementaires avouent certains écarts | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Politique
Elus en délicatesse avec le fisc : deux parlementaires avouent certains écarts
©

Déclarations

Elus en délicatesse avec le fisc : deux parlementaires avouent certains écarts

Dans son édition du jeudi 23 octobre, Le Monde affirme avoir identifié deux des nombreux parlementaires en délicatesse avec le fisc : le député UMP de l'Oise Lucien Degauchy, et le sénateur UMP du même département, Philippe Marini.

Révélée par Atlantico dès le 17 septembre, la situation des 60 parlementaires en délicatesse avec l'administration fiscale a été confirmée mercredi 22 octobre par Le Canard enchaîné.

Jeudi 23 octobre, le journal Le Monde s'intéresse à 2 de ces 60 parlementaires, dont les noms n'avaient pas encore été cités. Le quotidien affirme avoir identifié le député UMP de l'Oise Lucien Degauchy, et le sénateur UMP du même département, Philippe Marini. Les deux parlementaires auraient, selon Le Monde, admis avoir entamé des négociations depuis plusieurs semaines avec la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), et aussi avec les services de Bercy. 

Le quotidien évoque la tendance de certains élus propriétaires à sous-estimer leurs patrimoine immobilier, ou à omettre de signaler des données bancaires, tout en restant dans la légalité. 

Le député Lucien Degauchy aurait également reconnu disposer d'un compte non déclaré en Suisse, dont les fonds ne lui "appartiendraient pas". Cité par le Monde, il aurait déclaré  : "J’ai été bénéficiaire, c’est vrai. Mais moi, j’ai appliqué à la lettre ce que l’administration m’avait dit de faire, en aucun cas, je n’ai cherché à tricher. J’ai été contrôlé quatre années de suite depuis 2009 ! Pour ma résidence principale, j’avais en revanche trop déclaré. Entre ce que j’avais sous-estimé et ce que j’avais indiqué en plus, la différence n’est plus que de 100 000 euros".

Après avoir reçu un courrier de la HTPV sur le cas d'un appartement dans le 5ème arrondissement de Paris, le sénateur Philippe Marini, toujours cité par Le Monde, aurait quant à lui admis : "Ce bien est dans ma famille depuis les années 1930, et je n’y avais pas prêté vraiment attention (...) Pour remplir notre déclaration de patrimoine, on se contente de recopier l’ISF. Or, c’est l’éternel problème : si les chiffres datent, le marché a pu évoluer".

Lu sur Le Monde

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !