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Jean-Marc Ayrault assure qu'il n'était pas au courant pour les écoutes
Jean-Marc Ayrault assure qu'il n'était pas au courant pour les écoutes
©Reuters

Contradiction

Écoutes de Sarkozy : Ayrault dit ne pas savoir, Copé se pose la question

Le Premier ministre a rejeté la demande d'une réunion d'urgence à l'Assemblée, émanant du groupe UMP, et refuse l'ouverture d'une enquête parlementaire.

Cinq jours après les révélations du Monde sur les écoutes des conversations téléphoniques entre Nicolas Sarkozy et son conseil, Me Thierry Herzog, François Fillon s'est dit mardi favorable à la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire. Pour l'ancien Premier ministre "c'est la seule manière de sortir de la confrontation des positions".

En parallèle, ce sont les députés UMP qui ont demandé à Jean-Marc Ayrault de réunir "en urgence" le Parlement pour s'expliquer sur ces écoutes "devant la représentation nationale". "S'il refuse de le faire cela veut dire qu'il y a des doutes importants sur le fonctionnement et sur le respect de nos institutions", a indiqué leur patron, Christian Jacob. Le premier ministre a rejeté cette demande, considérant que le Parlement ne devait pas "s'occuper des affaires de justice". "Demander au Parlement de s'occuper des affaires de justice, mais dans quelle République sommes-nous? Demander une commission d'enquête sur une affaire judiciaire en cours, dans quelle République sommes-nous?", s'est-il interrogé.

Le chef du gouvernement, Jean-Marc Ayrault, a assuré qu'il n'y avait "aucune immixtion" de l'exécutif et de la garde des Sceaux, Christiane Taubira, "dans le déroulement des instructions judiciaires". "C'est la garantie que je dois donner, que je veux donner aux citoyens", a-t-il déclaré avant le début de la réunion du groupe socialiste à l'Assemblée nationale.



De son côté, Jean-François Copé, souhaite en savoir plus. "La question centrale que je veux poser, c'est de savoir si François Hollande était oui ou non au courant que ces écoutes avaient lieu", a interrogé le président de l'UMP. Avant d'ajouter: "Autant vous dire que cette situation est très grave, elle touche aux libertés publiques".

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