Écoutes de Nicolas Sarkozy : les juges réagissent après la diffusion des propos de l'ex-président et de son avocat | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
France
Écoutes de Nicolas Sarkozy : les juges réagissent après la diffusion des propos de l'ex-président et de son avocat
©

Pilule à avaler

Écoutes de Nicolas Sarkozy : les juges réagissent après la diffusion des propos de l'ex-président et de son avocat

Le mot "bâtard" utilisé par l'avocat de l'ancien chef de l'Etat pour qualifier les juges, a beaucoup choqué chez les magistrats.

La teneur des écoutes téléphoniques de Nicolas Sarkozy révélée mardi par Mediapart fait du bruit chez les juges. Le terme "bâtard" est notamment au coeur de la polémique. Il est utilisé par Thierry Herzog, l'avocat de Nicolas Sarkozy pour qualifier les juges qui enquêtent sur l'affaire Bettencourt. Un terme qui choque les magistrats dont Christophe Régnard, le secrétaire national de l'Union syndicale des magistrats (USM) qui s'est exprimé sur Europe 1 ce mardi matin. 

"Qu'un avocat parle des 'bâtards' en parlant de juges qui ont rendu une décision qui ne lui convenait pas c'est évidemment, eu égard au serment qui est prêté par les avocats, qui sont des auxiliaires de justice, quelque chose qui n'est pas du tout adapté. On a un peu le sentiment en entendant ça, qu'il y a une organisation de la défense qui passe par un certain nombre de pressions amicales, pour obtenir des juges de la cour de Cassation une décision favorable" explique-t-il à Europe 1.

Puis, Christophe Régnard s'est montré plus vindicatif. "J'ai envie de dire à tous ceux qui depuis dix jours parlent du complot des juges, ou des atteintes graves au secret professionnel des avocats, qu'à la lecture de ces événements, ils vont regretter d'avoir tenu ces propos imprudents. Manifestement, ce qui existe, et ce qu'il y a dans ces écoutes, justifient pleinement qu'il y ait des investigations supplémentaires qui soient menées, pour déterminer si, oui ou non, il y a trafic d'influence, qui n'est autre en réalité que une espèce de forme de corruption" conclut-il. Visiblement, la polémique n'est pas finie. Et la diffusion de ces extraits devraient encore faire beaucoup parler.

 

Lu sur Europe1.fr

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !