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Ecotaxe : à l'appel de la FNSEA, les opérations escargot se multiplient
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Manifestation

Ecotaxe : à l'appel de la FNSEA, les opérations escargot se multiplient

Les agriculteurs entendent protester contre la future taxe sur les transports et les portiques automatiques sur les axes secondaires.

Les agriculteurs sont en colère. Une exaspération qui dure depuis quelques semaines déjà. Après avoir écumé les rendez-vous ministériels sans avoir obtenu satisfaction, ils passent à l'action. Ils emploient même la manière forte pour être certain de bien se faire entendre. En effet, ce mardi, à l'appel de la Fédération des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), des agriculteurs ont mené des dizaines d'opérations escargots un peu partout dans le pays. La raison : protester contre la future taxe (ou écotaxe) sur les transports et les portiques automatiques sur les axes secondaires dont ils réclament l'ajournement. 

Plus concrètement, les agriculteurs ont mis en place des barrages filtrants sur diverses routes françaises. Ce qui a provoqué des ralentissements parfois très importants. Ces barrages ont notamment été mis en place près de Beauvais (Oise), Saint-Dizier (Meuse), Fleury-en-Bière (Seine-et-Marne), comme le confirme le centre national d'informations routières.

Pour rappel, l'écotaxe, héritée du Grenelle de l'environnement, sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, est un prélèvement sur les transports de plus de 3,5 tonnes, dont les exploitants devront s'acquitter au même titre que tous les transporteurs. Cette mesure doit normalement s'appliquer dès le 1er janvier 2014. Mais selon la FNSEA, elle pénaliserait le secteur agricole qu'elle estime déjà en grande difficulté. La fédération assure qu'une telle taxe aboutira à une nouvelle pression fiscale qui engendrera une hausse de 5% à 10% du coût du transport. Hausse qui sera difficile de répercuter sur les prix de vente au consommateur.

"Les entreprises et exploitations agricoles n'ont pas la capacité à payer ce qu'elles considèrent comme un nouvel impôt qui ne fera que renforcer les pertes de compétitivité déjà enregistrées et induire de nouvelles suppressions d'emplois", écrit-elle dans un communiqué. Pour l'organisation, cette taxe contredit la volonté de "redressement productif" affichée par le gouvernement. Reste à savoir si cette mobilisation va permettre aux agriculteurs de se faire entendre.

lu sur MyTF1.fr

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