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DNCLeaks : 20 000 mails du Parti démocrate fuités, démission de la présidente du parti, implication possible de Poutine
©Scott Audette / Reuters

Etats-Unis

DNCLeaks : 20 000 mails du Parti démocrate fuités, démission de la présidente du parti, implication possible de Poutine

Debbie Wasserman Schultz a démissionné, après la fuite de près de 20 000 mails internes sur WikiLeaks.

Alors que commence la Convention du Parti démocrate américain, qui va couronner Hillary Clinton comme sa candidate, l'affaire dite des DNC Leaks est déjà entrain de secouer la politique américaine. De quoi s'agit-il ? 

Le site WikiLeaks a publié près de 20 000 mails internes au Democratic National Committee, le comité central du Parti démocrate. De nombreux mails sont très gênants pour le Parti démocrate ; notamment, ils remettent en cause la neutralité supposée du DNC dans la primaire, et mettent en lumière le fait que le DNC aurait aidé Hillary Clinton, aux dépens de son rival malheureux Bernie Sanders. Cette révélation arrive dans un contexte où Hillary Clinton est un candidat peu aimé, à la fois dans le public en général, mais également dans l'aile gauche de son parti, qui s'est engagée avec ferveur pour Bernie. 

Par exemple, dans certains mails, des cadres du parti auraient évoqué l'idée de remettre en cause la religion de Bernie Sanders pour le mettre à mal dans des états religieux comme le Kentucky ou la Virginie de l'Ouest. Dans un mail, Debbie Wasserman Schultz, présidente du DNC, appelle le directeur de campagne de Bernie Sanders un "sacré menteur" ; dans un autre elle déclare qu'il "n'a aucune compréhension" du parti. Le reste est du même tonneau : moqueries contre la campagne de Bernie, et ainsi de suite. 

En réponse, Debbie Wasserman Schultz, présidente du DNC, a démissionné. Une démission qui arrive alors que cette dernière était déjà sur la sellette depuis un moment. Déjà en 2014, le site spécialisé Politico déclarait que des cadres du parti lui reprochaient de "dépenser plus d'énergie pour ses ambitions politiques personnelles qu'à aider les démocrates à gagner", ainsi que des remarques malvenues, comme des critiques envers la Maison Blanche, ou une comparaison du Tea Party à un mari qui bat sa femme. 

Là où l'affaire se complique vraiment, c'est lorsqu'on voit des traces de Vladimir Poutine dans l'affaire des DNC Leaks. Cela fait longtemps que les liens entre WikiLeaks et le Kremlin sont de plus en plus difficiles à nier. Julian Assange est de facto un employé du gouvernement russe, à travers son émission de télévision sur la chaîne étatique russe Russia Today, et il a pris des positions pro-russe sur de nombreux sujets.

Selon le New York Times, "des chercheurs ont conclu que le DNC a été hacké par deux agences de renseignement russes, qui étaient également responsables de cyber-opérations précédentes contre la Maison blanche, le Département d'Etat, et l'état major des forces armées l'année dernière. Et des métadonnées des emails publiés suggèrent que les documents ont filtré par des ordinateurs russes." 

Il n'y a pas de mystère sur lequel des deux candidats, Donald Trump ou Hillary Clinton, aurait la préférence du Kremlin. Trump a témoigné à plusieurs reprises de son admiration pour Vladimir Poutine, et s'est fait le partisan d'un retrait des Etats-Unis des devants de la scène internationale, abandonnant son rôle de "policier du monde" pour se concentrer sur ses intérêts vitaux. Trump a notamment fermement critiqué l'Otan, que la Russie voit comme une intrusion américaine dans sa sphère d'influence, et indiqué qu'il ne défendrait pas les pays baltes membres de l'Otan en cas d'attaque russe. Il serait donc dans l'intérêt de Poutine d'essayer d'endommager la campagne d'Hillary Clinton... 

A LIRE AUSSI : Hooliganisme, mouvements de troupe et puissance militaire, mais que cherche à faire Vladimir Poutine ? 

Lu sur le Washington Post

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