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L'engagement de la France a provoqué la colère des musulmans extrêmistes
L'engagement de la France a provoqué la colère des musulmans extrêmistes
©Reuters

Contre-attaque

Djihadistes au Mali : "Nous allons frapper le cœur de la France"

Des musulmans extrémistes basés dans le nord du Mali ont menacé d'attaquer la France. Le plan vigipirate a été renforcé samedi soir.

"La France a attaqué l'islam. Nous allons frapper le cœur de la France". Les djihadistes au nord du Mali n'ont pas accepté l'engagement français aux côtés des troupes maliennes et le font savoir. Abou Dardar, l'un des responsables du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) dans le nord du Mali, a ainsi menacé d'une attaque notre pays.

Le ministre de l'Intérieur a affirmé que la situation au Mali "peut inciter des individus ou groupes à commettre des attentats, aussi bien en France qu'à l'étranger", dans une interview publiée lundi par le Parisien. Le ministre de l'intérieur est revenu sur le plan Vigipirate, au niveau rouge depuis 2005, qui a été renforcé samedi soir. Les patrouilles ont été renforcées dans les transports et les lieux publics, les contrôles et fouilles accrus à l'entrée des bâtiments publics et dans les aéroports notamment.

Les terroristes avaient déjà mis en garde la France de possibles attaques et menacer de mort les otages au Sahel si elle se joignait aux combats au Mali. Pourtant, vendredi matin, François Hollande a répondu positivement à la demande d'aide envoyée par le président malien. Le président français a annoncé qu'une réunion ministérielle exceptionnelle se tiendrait ce lundi afin de faire le point sur la situation au Mali. La rencontre devait débuter à 10h, avant la réception du président malien mercredi.

Par ailleurs, Omar Ould Hamaha, porte-parole du Mouvement pour l'unicité et le Djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), a menacé lundi la France de représailles. "La France a ouvert, pour tous les Français, les portes de l'enfer. Elle est tombée dans un piège beaucoup plus dangereux que l'Afghanistan, l'Irak ou la Somalie. Et ça n'est que le commencement !", a-t-il dit sur Europe 1.

Sanda Ould Boumama, porte-parole du groupe rebelle Ansar Dine, avait auparavant déclaré à Reuters qu'il y aurait "des conséquences, non seulement pour les otages français, mais aussi pour tous les ressortissants français où qu'ils se trouvent dans le monde musulman". Certains lieux de culte et ambassades seront davantage protégés et les services de renseignement ont renforcé leurs activités, a précisé le ministère de la Défense dans un communiqué.

Manuel Valls souligne dans Le Monde, daté de mardi, qu'il s'agit de "resserrer les mailles du filet sur tous ceux qui peuvent à la fois commettre des actes sur notre sol ou qui émettent le souhait de partir combattre au Mali". Dans Libération, lundi, Louis Caprioli, ancien sous-directeur chargé du contre-terrorisme, précise qu'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a "la volonté de frapper en France depuis des années" mais n'a pas réussi faute, peut-être, "de structures opérationnelles" sur le territoire français.

Sur son portail de prévention des risques majeurs, le gouvernement rappelle que la France a déjà été confrontée à des actions terroristes, en particulier avec la vague d'attentats en septembre 1986 à Paris et attribuée au Hezbollah libanais. Le plus meurtrier, contre le magasin Tati de la rue de Rennes, a fait sept morts. S'y ajoutent les attentats de juillet et octobre 1995, dont quatre dans les transports en commun et celui de décembre 1996 dans le RER à Paris, qui ont fait au total huit morts et 200 blessés et ont été attribués au Groupe islamique armé (GIA) d'Algérie.

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