Dissolution de l'Assemblée : une rumeur "surréaliste mais révélatrice de l'ambiance au sein de la majorité" | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Politique
Dissolution de l'Assemblée : une rumeur "surréaliste mais révélatrice de l'ambiance au sein de la majorité"
©

Bruits de couloir

Dissolution de l'Assemblée : une rumeur "surréaliste mais révélatrice de l'ambiance au sein de la majorité"

Il n'y a quasiment aucune chance de voir François Hollande dissoudre l'Assemblée nationale mais ces rumeurs révèlent les faiblesses actuelles de la gauche.

François Hollande prendra-t-il le risque de dissoudre l'Assemblée nationale ? Probablement pas. La rumeur, "absurde", selon Libération, se fait pourtant de plus en plus insistante. Elle serait l'oeuvre d'élus de la majorité, paniqués par la situation dans laquelle se trouve actuellement le pouvoir. Réclamée par l'opposition - Marine Le Pen et Jean-Louis Borloo en tête -, la dissolution n'est pourtant pas à l'ordre du jour. "C'est surréaliste mais révélateur de l'ambiance au sein de la majorité", déplore un dirigeant du PS cité par Le Point.

Selon un élu socialiste cité par BFMTV, "dissoudre c’est accepter de ne plus gouverner. Or nous n'avons pas encore fait assez aux yeux de nos électeurs". Et nul doute que François Hollande n'a aucune envie de pousser ses similitudes avec Jacques Chirac jusqu'à gouverner sans majorité durant plus de trois ans. Ils sont pourtant nombreux à en rêver. Selon Le Parisien, Patrick Buisson expliquerait en off que François Hollande sera obligé d'y recourir si le Front national arrive en tête aux élections européennes. Le récent sondage qui plaçait le parti de Marine Le Pen en tête des intentions de vote pourrait donner du crédit à cette thèse.

Dominique de Villepin, instigateur de la dissolution de 1997 - la dernière en date -, le déconseille au Président. "Ce serait absurde. On ne peut pas dire que politiquement on a tout essayé ! On n'est pas en 1997 avec une majorité qui se lève tous les matins pour faire chuter le gouvernement", estime-t-il dans Le Figaro du jour. Le mot de la fin revient à Alain Juppé : "Hollande est sûr de perdre". Et il faut bien avouer que le maire de Bordeaux, premier ministre en 1997, sait de quoi il parle...



Lu sur Le Point

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !