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Décret Alstom : Matignon justifie son action, General Electric va poursuivre les discussions avec le gouvernement
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Décret Alstom : Matignon justifie son action, General Electric va poursuivre les discussions avec le gouvernement

"On adopte un dispositif qui existe déjà par ailleurs, comme en Allemagne, en Italie, en Espagne, de même qu'aux Etats-Unis" ont fait valoir les services du Premier ministre.

Le dossier Alstom est loin d'être bouclé. Et jusqu'au bout la France compte bien jouer un rôle. C'est pourquoi le gouvernement s'est doté d'une nouvelle arme qui pourrait lui permettre de bloquer les visées étrangères sur Alstom, et notamment celles de General Electric. En clair, un décret "relatif aux investissements étrangers soumis à autorisation préalable" et publié ce jeudi au Journal officiel devrait permettre à l'Etat de s'opposer à la prise de contrôle  d'entreprises françaises dans cinq nouveaux secteurs (énergie, transports, eau, santé et télécom).Un décret confirmé et justifié par Matignon ce jeudi : l'Etat "doit avoir son mot à dire".

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"Le gouvernement considère que la puissance publique doit avoir son mot à dire quand des secteurs stratégiques sont en jeu", a-t-on dit dans l'entourage du Premier ministre Manuel Valls, qui a cosigné le décret avec son ministre de l'Economie Arnaud Montebourg. "On adopte un dispositif qui existe déjà par ailleurs, comme en Allemagne, en Italie, en Espagne, de même qu'aux Etats-Unis. Bien entendu, la France reste ouverte aux investissements étrangers, mais dans les cas sensibles, la puissance publique doit avoir son mot à dire et le dossier Alstom nous a fait prendre conscience qu'on avait besoin d'un dispositif de ce type", a fait valoir Matignon.

Selon une autre source gouvernementale, le ministre de l'Economie Arnaud Montebourg, "qui y pensait depuis plus longtemps", a évoqué ce projet de décret le 1er mai avec le Premier ministre Valls, car "avec le décret de 2005, seule une partie d'Alstom était concernée". "Il n'y a aucune victoire actée, on ne met pas GE dehors, on ne met pas Siemens dehors, mais on va pouvoir se défendre plus", a aussi souligné cette source.

Face à l'annonce de ce décret, General Electric n'a pas tardé à réagir."Nous avons pris note du décret du gouvernement français publié ce matin", a indiqué à l'AFP le conglomérat américain."Nous reconnaissons l'importance du secteur de l'énergie pour la France, et nous poursuivrons nos discussions constructives avec le gouvernement" a indiqué le groupe américain, en défendant à nouveau sa proposition de rachat partiel d'Alstom.

"Notre projet industriel est bon pour Alstom, pour ses employés et pour la France. Notre projet est de bâtir une entreprise leader mondiale dans le secteur de l’énergie, avec quatre sièges basés en France, tout en préservant et en créant des emplois", a ainsi fait valoir General Electric.

Concrètement, le nouveau décret soumet à l'autorisation préalable du ministre de l'Economie les investissements par des groupes étrangers, européens ou non, dans une série de cas listés dans le texte, comme la pérennité de l'activité, la continuité des infrastructures ou la préservation de certaines compétences indispensables à l'exercice d'une activité cruciale pour "l'intérêt national". Plutôt que d'une interdiction, il s'agit d'une autorisation qui peut être accordée sous réserve que l'entreprise respecte certains engagements.
 

Lu sur Les Echos.fr

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