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"La déchéance de nationalité divise, stigmatise et porte atteinte à l'un des fondements de la République française", estime Martine Aubry.
"La déchéance de nationalité divise, stigmatise et porte atteinte à l'un des fondements de la République française", estime Martine Aubry.
©Reuters

Polémique

Déchéance de la nationalité : Aubry et Mélenchon fustigent Hollande

"L'obstination est mauvaise conseillère, il faut aujourd'hui renoncer. Ce n'est pas en s'adressant à la moelle épinière des gens qu'on fait de la politique", a déclaré la maire de Lille.

Le texte sur la déchéance de nationalité pour les Français bi-nationaux condamnés dans des dossiers terroristes ne cesse de provoquer des réactions toujours plus tranchées à gauche, à commencer par celle de Jean-Luc Mélenchon. "La déchéance de nationalité est une honte (…) Rien n'arrêtera jamais un terroriste", a lancé le président du Parti de gauche ce matin sur RTL. Une telle mesure "crée de fait deux catégories de Français, les Français de souche, et je ne sais pas ce que ça veut dire, et les Français de papiers", a-t-il ajouté, avant de s'adresser directement au chef de l'Etat : "François, cette fois ci, pas ça. Tout le reste, on peut en discuter mais l'identité de la République ne t'appartient pas, alors fais un référendum", a lancé Jean-Luc Mélenchon, au nom de "tous les gens qui, comme moi, ont au moins un ancêtre sur huit qui est étranger, qui a choisi d'être Français".

Dans la foulée de ces déclarations, Martine Aubry a elle aussi évoqué la question de la déchéance de la nationalité lors de ses vœux à la presse. "L'obstination est mauvaise conseillère. Il faut aujourd'hui renoncer (…) Ce n'est pas en s'adressant à la moelle épinière des gens qu'on fait de la politique", a-t-elle lancé, depuis sa mairie de Lille. 

 "Un symbole unit, grandit, comme par exemple le drapeau, la devise républicaine, ou la Marseillaise (…) la déchéance de nationalité divise, stigmatise et porte atteinte à l'un des fondements de la République française. Ce n'est pas un symbole, il faut véritablement la combattre", a poursuivi l'ancienne ministre de l'Emploi de Lionel Jospin. 

Lu sur Le Parisien

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