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De nombreux journalistes présents lors de cette conférence de presse, la troisième de François Hollande
De nombreux journalistes présents lors de cette conférence de presse, la troisième de François Hollande
©Reuters

A voir ou à revoir

De "l'affaire Gayet" au pacte de responsabilité en passant par le chômage : les temps forts de la conférence de pressse de François Hollande

Le président de la République a répondu à de nombreuses questions et a éludé celles sur sa vie privée.

  • Lors de sa troisième conférence de presse, François Hollande a précisé les modalités du pacte de responsabilité aux entreprises
  • Le président a annoncé la fin des cotisations familiales : ça représente 30 milliards d'euros de charges
  • "Je reste socialiste. Suis-je un social-démocrate ? Oui" a dit François Hollande
  • La situation internationale et les guerres en Syrie et au Mali ont être évoquées
  • De nombreuses questions lui ont été posées sur sa vie privée mais le président les a toutes éludées

19h15 Fin de la conférence de presse de François Hollande

18h32 : François Hollande revient sur sa prochaine visite au Vatican

"Je viens en tant que chef d'Etat rendant visite à un chef d'Etat". Interrogé sur sa rencontre avec le pape, qu'il a demandée pour le 24 janvier prochain, le président a expliqué sa démarche : "Le pape, notamment sur le dossier syrien, peut être précieux, pour convaincre qu'il y a une recherche de solution politique".

18h30 : Il a posé LA question sur l'affaire Gayet...

Le journaliste du Figaro Alain Barluet s'est amusé de sa propre question via Twitter :

18h25 : "Je veille au respect du droit" sur les Roms

"Il n’y a pas d’autre règle que l’application de la loi. J’ai toujours veillé à faire respecter le principe d’accueil, dans le respect du droit" a expliqué François Hollande au journaliste de LCI Cyril Adriaens.

18h20 : "je ne suis pas hésitant"

"Quand je regarde la constance qui est la mienne, quand je regarde la cohérence de mon action, par rapport à ce que j'ai dit pendant la campagne de 2012, je ne trouve pas avoir été hésitant. (...) Dans l'affaire Leonarda, je suis intervenu car il y avait un trouble. Cette affaire est réglée et personne n'est revenu. Je prends un risque sur ce que je suis en train de faire. Mais je ne dois pas être seul. Tout le monde doit s'engager à mes côtés".

18h05 : Les PME, priorité du pacte de responsabilité

"Oui, ce sont les TPE et les PME qui créent de l'emploi". Répondant à la question de la journaliste de Challenges Ghislaine Ottenheimer, le président a confirmé que les PME constituaient la priorité de ce pacte de responsabilité. Et pour le financer ? "Je ne veux pas que les impôts des ménages augmentent", a-t-il précisé.

18h00 : Hollande s'exprime sur l'affaire Dieudonné

"Le Conseil d'Etat, en toute indépendance, a dit le droit" a expliqué François Hollande. Il a, à l'instar de Manuel Valls, voulu "saluer une victoire. Quand on engage une action, il doit y avoir un résultat". Corollaire : "Les actes anti-musulmans, antichrétiens nombreux, doivent être tout autant dénoncés que les actes antisémites".

17h58 : "il n'y a pas eu de délai de grâce"

"Moi, je souhaite que mon pays soit plus fort à la fin de mon mandat, sur le plan économique, dans son système éducatif, dans ses mécanismes de solidarité. Est-ce que j’ai fait des erreurs ? Sans doute. Est-ce que je me résous à cette situation dans l'opinion ? Vous savez, ça a commencé tout de suite, il n'y a pas eu de délai de grâce. Lorsqu'il y a une crise, on s'en prend à celui qui est au sommet de l'état, je ne blâme pas les Français".

17h54 : François Hollande rassurant sur sa sécurité

"Ma sécurité est assurée partout. Partout, je suis protégé et je remercie les membres de l'opposition de s'en soucier".

17h45 : Tentatives de relance sur l'affaire Gayet

François Hollande portera-t-il plainte contre "Closer" suite aux révélations du magazine ? "C'est une question de principes, mais tout comme citoyen doit me conduire à poursuivre cette publication, mais si je me retiens, c'est pour qu'il n'y ait pas deux poids, deux mesures. Mon indignation est totale."

17h40 : La jeunesse, priorité du quinquennat ?

La journaliste de TF1 Valérie Nataf note qu'à l'âge de 25 ans, bien des Français rêvent surtout d'ailleurs - alors même que la priorité première du quinquennat Hollande est censé être la jeunesse.

>> A lire sur ce sujet : "Génération Émigration : les facteurs qui poussent les jeunes français à partir" et "Exode français : les exilés fiscaux ne sont pas les seuls à quitter le navire, les bac+5 et les entrepreneurs sont les premiers candidats à l'émigration".

François Hollande a tenu à garder le cap : "Quand on a 25 ans, on veut réussir sa vie. Etre capable de s'installer, de travailler, de vivre son bonheur, d'avoir un emploi durable, un CDI".

17h37 : Hollande défend son "pacte de responsabilité"

Évoqué durant son discours introductif, le "pacte de responsabilité" devra réussir à rassembler autour de lui, notait une question d'un journaliste : "Est-ce que j'ai une majorité pour porter ce pacte de responsabilité ? Je vous ai indiqué quels seront les rendez-vous de ce travail".

17h35 : Pas de relance après LA question sur l'affaire Gayet ? Les Britanniques s'étonnent

Des journalistes étrangers - et français - s'étonnent de la capitulation visible de l'assistance après la (non-)réponse de François Hollande sur sa vie privée.

17h30 : 18 mois de perdus pour la présidence Hollande ?

"En 18 mois, il n'y avait jamais eu autant de réformes structurelles depuis des années" s'est défendu François Hollande devant le questionnement de la journaliste de BFM TV Apolline de Malherbe.

17h23 : Hollande, socialiste ou social-démocrate ?

Suite à la question d'un journaliste sur son tournant social-démocrate (voire social-libéral) supposé durant son discours introductif, François Hollande a précisé : "Je reste socialiste. Suis-je un social-démocrate ? Oui, c'est la démarche de compromis social du pacte de responsabilité".

17h17 : LA question sur sa supposée relation avec Julie Gayet

"Je comprends la question. Chacun dans sa vie personnelle peut traverser des épreuves mais il est un principe "celui que les affaires privées se traitent en privée". Je ne répondrai à aucune question aujourd'hui sur le sujet mais je le ferai avant la date que vous avez fixée" (NDLR : le déplacement aux Etats-Unis aura lieu le 11 février) 

17h12 : "La France est l'avenir de l'Europe et l'Europe est l'avenir de la France"

"La zone euro a été stabilisée. Aucun pays n'en est sorti. L'union bancaire a été mise en place et elle prémunit les crises. S'il y a un problème, aucun pays n'aurait à en subir les conséquences. Il y a eu des progrès même si tout n'est pas réglé. L'Europe, c'est aussi la relation entre la France et l'Allemagne. Je propose donc trois initiatives :

- créer une convergence économique entre la France et l'Allemagne

- Se coordonner pour la convergence énergétique

- agir pour la défense de l'Europe. Il faut montrer une responsabilité commune"

17h05 : le président ferme sur le racisme

"L'antisémitisme et le racisme seront pourchassés. La loi sera appliquée partout et sans faiblesse. Mais les libertés ne peuvent s'en trouver menacées". 

17h00 : des efforts demandés aux collectivités locales

"Les régions vont être dotées d'un pouvoir réglementaire d'adaptation. Les collectivités seront invitées à se rapprocher. Les régions, d'abord. Elles sont amenées à changer. Les départements devront redéfinir leur avenir. Les élus et les concitoyens sont prêts à ces évolutions. Quant à la sécurité sociale, que j'entends préserver, il faut réduire la multiplication des prescriptions. Réduire les abus et agir. Par exemple, l'usage des génériques est moins fort que partout ailleurs".

16h55 : baisse des dépenses publiques

"Il faut faire baisser la dépense publique. Elle a été maîtrisée en 2013 mais il faut poursuivre cet effort. Entre 2015 et 2017, nous devrons dégager 50 milliards de plus. C'est 4% de l'ensemble des dépenses collectives. Pour y parvenir, j'ai décidé à une nouvelle méthode. Je propose de mener des réformes structurelles et rendre les mécanismes plus justes et plus efficaces. Je vais constituer un conseil stratégique de la dépense. En avril, le Premier ministre fixera le volume des économies à faire par chaque ministre. L'Etat montrera l'exemple mais il ne peut être seul". 

16h50 : les détails et le calendrier du pacte de responsabilité

"Le pacte de responsabilité est une chance pour la France. Toutes les organisations professionnelles, toutes les familles politiques, tous sont concernés. C'est un grand rassemblement. Il n'y a pas de temps à perdre. Le calendrier va être dense et serré. Le 21 janvier, je m'adresserai aux personnes concernées. Puis je recevrai les syndicats. Viendront ensuite, fin janvier les assises de la fiscalité. En avril, le gouvernement lancera un deuxième train de mesures de simplification. Un document formalisera le pacte et les contreparties. Le gouvernement engagera sa responsabilité sur le texte". 

16h38 : François Hollande prend la parole

"J'avais tracé une feuille de route : la mise en mouvement de la société française. Elle est profonde. Si la France veut garder la maîtrise de son destin, elle doit garder de la force économique. Il y a d'abord eu une crise, puis une fuite en avant avec l'aggravation des comptes publics. Un coup d'arrêt a été porté. L'action de Jean-Marc Ayrault en a été à l'origine. Il y a eu des résultats. Des résultats trop fragiles".

"Il faut engager une bataille. Il faut approfondir l'action. Il faut que la croissance soit la plus vaillante possible. On doit le faire avec les entreprises, c'est pourquoi j'ai proposé le pacte de responsabilité. Il a un principe simple, abaisser les charges et en contrepartie, créer de l'embauche. Il faut produire plus et mieux. C'est sur l'offre qu'il faut agir, ce qui n'est pas contradictoire avec la demande".

4 chantiers vont être lancés :

- poursuite de la baisse du coût du travail. Je fixe un nouvel objectif, c'est que d'ici 2017, pour les entreprises et les travailleurs indépendants, ce soit la fin des cotisations familiales : ça représente 30 milliards d'euros de charges. Les entreprises doivent retrouver de la marge pour financer leur investissement

- donner de la lisibilité aux entreprises. Il faut fixer une trajectoire fiscale sur l'imposition des entreprises

- simplifier les normes et de réduire les procédures pour faciliter la prise de décision

- définir des contre-parties déclinées par branche professionnelle (travail des jeunes, modernisation du dialogue social, formation...)

16h30 : Une couverture de la presse internationale... étonnante

16h00 : L'ensemble du gouvernement présent à cette conférence

Comme à l'accoutumée, l'ensemble des ministres et secrétaires d'Etat assisteront à cette conférence de presse. Ils seront placés sur le côté de la scène, avec vue sur le parterre de journalistes.

15h30 : LA question sera posée par un journaliste du Figaro

"L'affaire Gayet" sera évoquée. Le président de l'Association de la presse présidentielle, Alain Barluet aura l’honneur de poser LA question tant attendue sur Julie Gayet et la supposée liaison qu'elle entretiendrait avec chef de l'Etat. Cette question portera bel et bien sur l’affaire et son impact politique.

15h00 : 600 journalistes accrédités

L'impopularité de François Hollande et la récente révélation d'une supposée liaison avec l'actrice Julie Gayet ont visiblement motivé les journalistes. Ils sont 600 à s'être accrédités pour assister à cette conférence de presse. Si les Français représentent 90% des inscrits, de nombreux journalistes étrangers se sont accrédités. En tout cas, davantage que d'habitude.

14h30 : un approfondissement de la politique menée

Aquino Morelle, conseiller de François Hollande a indiqué qu'il n'y a eu 'aucune inflexion économique, aucun tournant politique mais un approfondissement, une accélération et une clarification".

14h00 : les politiques sceptiques sur les éventuelles annonces de François Hollande

Christian Jacob, patron des députés UMP à l'Assemblée nationale : "Le problème du président de la République, c'est sa crédibilité : on est dans des pétitions de principe qui ne sont jamais suivies d'effet (...) À chaque intervention de François Hollande, on assiste à une perte de crédibilité de la parole présidentielle"

NKM, candidate UMP à la mairie de Paris : "Je n'attends pas grand chose de cette conférence, juste des précisions sur les annonces faites lors de ses voeux. On ne sait pas ce qu'il veut faire. Le pacte de responsabilité des entreprises, on ne sait pas ce que c'est. S'il y avait un virage à la Tony Blair, je trouverai cela intéressant mais je n'y crois pas. Il ne va pas annoncer qu'il baisse les charges ou les impôts". 

François Rebsamen, sénateur PS : "François Hollande est un social démocrate avec deux axes : le dialogue social et le pragmatisme en matière économique. Il faut qu'il reconstitue un cercle vertueux pour que les entreprises créent des emplois. Il va prendre des risques. Il a la conviction qu'il faut faire confiance aux entreprises et les aider à investir. Mais il faut une contrepartie réelle du patronat".

Ce que l'on attend

François Hollande compte sur la troisième grande conférence de presse de son quinquennat pour rebondir après une fin d'année marquée sur le plan intérieur par des résultats peu convaincants sur le front du chômage. Car quoiqu'il en dise, le président a échoué dans son entreprise d'inverser la courbe du chômage avant la fin de l'année 2013.

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Pour "positiver" et redonner confiance aux Français, le chef de l'Etat a lancé l'idée d'un "pacte de responsabilité" proposé aux entreprises. Approuvé par près de 70% des Français selon un sondage CSA, François Hollande doit encore en préciser les modalités d'application. Il est en tout cas destiné à muscler la croissance et les créations d'emploi.

Le président de la République sera aussi très attendu sur sa vision de la réforme de l'Etat. Sur fond de "ras-le-bol" fiscal des contribuables, il doit s'exprimer sur les futures orientations économiques. Une baisse des impôts ? Les Français en doutent. Sur le front international, François Hollande s'exprimera sur la guerre au Mali et le conflit syrien.

Enfin, il devra répondre au grand sujet de ces derniers jours : sa supposée liaison avec la comédienne Julie Gayet. En dehors des questions de sécurité soulevées par cette affaire, est également posée la question du statut de la compagne du président Valérie Trierweiler, qui a endossé le costume de "Première dame", et qui occupe des bureaux à l'Elysée.

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