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Cuba : la visite d'Obama est loin de faire l'unanimité
©Reuters

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Cuba : la visite d'Obama est loin de faire l'unanimité

Les opposants au régime castriste craignent que cette visite ne légitime l'emprise étatique sur l'île.

La visite est évidemment historique. Mais derrière ce qui préfigure comme la fin annoncée de la guerre froide entre les Etats-Unis et Cuba, les oppositions sont nombreuses, sur palce ou aux Etats-Unis. A Cuba, la venue du président Obama divise le peuple et les médias. Si la popularité du dirigeant américain ne fait pas de doute, les opposants au régime sont vent debout contre sa volonté de réconciliation, alors que le peuple cubain fait face à une nouvelle vague de répression contre les opposants politiques. Une dizaine d'opposants ont été arrêtés, quelques heures avant l'arrivée de l'avion Air Force One. Le journal d'opposition (tiré depuis Madrid) Diaro de Cuba s'est ainsi interrogé sur l'impact politique de cette visite : "Cuba ne va pas bouger d'un millimètre de ses positions socialistes et anti-impérialistes, y compris sur son soutien au Venezuela, source énorme de subventions pour les Cubains."

Aux Etats-Unis, les migrants et fils de migrants cubains, dont le poids politique est important, se sont aussi émus de cette visite. Dernier rival en lice de Donal Trump, le sénateur d'origine cubaine Ted Cruz a ainsi jugé "triste et nuisible que le président Obama ait choisi de légitimer le régime oppressif et corrompu de Fidel Castro en se rendant sur cette île." De son côté, Marco Rubio (lui aussi d'origine cubaine) a exprimé sa "honte." Même certains démocrates ont contesté l'arrivée de Barack Obama. "Je comprends le désir d’inscrire cette visite dans son héritage politique, mais le problème fondamental de la liberté et de la démocratie reste entier", a déclaré la semaine dernière Robert Menendez, sénateur démocrate d’origine cubaine.

Au Venezuela, meilleur allié de Cuba, on critique avant tout les Etats-Unis. Le quotidien El Correo del Orinoco rappelle ainsi que le pays maintient toujours sa prison à Guantanamo et son blocus économique. Au Brésil, le journal Folha de S. Paulo souligne l'engouement des Cubains pour cette visite mais aussi leur peur que rien ne bouge, à terme. La rencontre entre Barack Obama et Raul Castro, ce lundi, divise donc les observateurs.

Lu sur WorldCrunch

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