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Crise des migrants : Marine Le Pen répond à Manuel Valls et justifie la fermeture du local du Secours populaire à Hayange
©Capture d'écran ibtimes.co

Polémique

Crise des migrants : Marine Le Pen répond à Manuel Valls et justifie la fermeture du local du Secours populaire à Hayange

"Des sections locales qui souvent sont extrêmement politisées et qui, en réalité, ne font pas d'humanitaire, qui font de la politique", estime la présidente du Front national.

Invité à commenter la fermeture d'un local du Secours populaire par le maire FN de Hayange, Manuel Valls avait déclaré dimanche au micro de RTL : "Mon ennemi, mon adversaire, c'est le Front national. Quand une formation comme l'extrême droite dit qu'elle parle au nom du peuple et qu'elle ferme les plus anciennes associations à Hayange, ça démontre bien le vrai visage cynique, anti-populaire", du FN. 

Selon Marine Le Pen, qui défend la décision prise par l'élu frontiste d'Hayange, le comportement du Premier ministre est "extrêmement grave" : "Je crois que Manuel Valls a révélé le sien, de vrai visage, en l'occurrence quand il considère que le Front national est un ennemi (…) Il n'a pas dit un adversaire. Un ennemi ! Considérer que 25 à 30 % des Français sont des ennemis, quand on est Premier ministre, c'est extrêmement grave", a-t-elle déclaré sur France 2 ce lundi. 

"Que les choses soient claires, nous n'avons rien contre le Secours populaire qui mène tous les jours des actions qui sont admirables sur le plan national (…) Mais il y a un vrai problème avec les sections locales (…) Des sections locales qui souvent sont extrêmement politisées et qui, en réalité, ne font pas d'humanitaire, qui font de la politique", a poursuivi la présidente du FN. 

"On ne peut pas tout mélanger, et à partir du moment où une association réclame un financement de la part d'une municipalité ou alors un logement gratuit, eh bien, il faut qu'elle s'applique la neutralité (…) Les associations humanitaires doivent faire de l'humanitaire", a conclu Marine Le Pen. 

>>>> À lire aussi : Nouveaux chiffres Frontex : la crise des migrants n'a plus beaucoup à voir avec la Syrie ni avec des réfugiés de guerre

 

Lu sur Le Point

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