Covid-19 : une septuagénaire atteinte d'Alzheimer condamnée par le tribunal à cause d'une attestation mal datée | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Faits divers
Covid-19 : une septuagénaire atteinte d'Alzheimer condamnée par le tribunal à cause d'une attestation mal datée
©GUILLAUME SOUVANT / AFP

Absurdistan

Covid-19 : une septuagénaire atteinte d'Alzheimer condamnée par le tribunal à cause d'une attestation mal datée

L'habitante de Luxeuil (Haute-Saône) était à moins de 800 mètres de chez elle.

"Selon que vous serez puissant ou misérable...", dit la fable de La Fontaine (et la chanson de Michel Sardou). Difficile de ne pas penser à cette maxime en découvrant l'histoire, rapportée par France Bleu, de cette dame de 73 ans malade d’Alzheimer condamnée par le tribunal de police de Vesoul pour une attestation de déplacement dérogatoire mal datée.

La condamnation a été prononcée ce vendredi 4 décembre, mais les faits remontent au premier confinement. Le 28 avril, elle rentrait du supermarché, situé à 800 mètres de chez elle, dans la petite ville de Luxeuil, lorsqu'elle est contrôlée par des policiers municipaux. Malheureusement, la septuagénaire avait bien une attestation sur elle, mais celle-ci n'avait pas été remplie à la bonne date. Sans s'apercevoir qu'elle tenait des propos incohérents, les policiers ont verbalisé la vieille dame, malade depuis cinq et suivie par un neurologue.

Malgré la mobilisation de sa fille, du maire de la commune - qui a demandé à la police municipale de ne plus la verbaliser - et même du procureur, qui a demandé la relaxe vendredi lors de l'audience, la Luxovienne a été déclarée coupable de défaut d'attestation et condamner 166 euros, c'est à dire le montant de l'amende majorée. Le tribunal l'a bien dispensée des frais de justice, mais trop tard : ils ont déjà été payés. 

France Bleu

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !