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Une demande de levée de l'immunité parlementaire de Serge Dassault va être étudiée le 3 juillet
Une demande de levée de l'immunité parlementaire de Serge Dassault va être étudiée le 3 juillet
©Charles Platiau Reuters

Et ça continue encore et encore...

Corbeil-Essonnes : Serge Dassault dans la tourmente, le maire en garde à vue

Selon l'AFP, le bureau du Sénat examinera le 3 juillet une demande de levée de l'immunité parlementaire de l'industriel et sénateur UMP de l'Essonne Serge Dassault.

Le feuilleton politique continue à Corbeil-Essonnes. Depuis la campagne municipale de 2008, la ville est le théâtre de bon nombre de retournements de situation. Et ce mercredi, il y en a eu deux pour le prix d'un. Ainsi, Serge Dassault, ancien maire de la ville et actuel sénateur UMP de l'Essonne, est la cible du Sénat. Plus précisément, le bureau du Sénat examinera mercredi 3 juillet une demande de levée de l'immunité parlementaire à son encontre. C'est en tout cas ce qu'a affirmé l'AFP qui s'appuie sur une source proche du dossier. Une levée d'immunité est réclamée par l'autorité judiciaire lorsqu'elle souhaite pouvoir entendre un parlementaire dans une affaire, ou prendre une mesure coercitive à son encontre.

De plus, ce mercredi toujours, le maire UMP de Corbeil-Essonnes, Jean-Pierre Bechter, bras droit de l'ancien édile (Serge Dassault donc), a été placé en garde à vue dans l'enquête sur une tentative d'homicide qui pourrait être liée à des soupçons d'achats de voix. Les achats de voix sont dénoncés depuis des années par l'opposition municipale de la ville, qui avait contesté à deux reprises les élections, en 2008 puis en 2009. Ainsi, en 2008, c'est Serge Dassault qui avait été élu. Mais le suffrage avait été annulé par le Conseil d'Etat en juin 2009, pour des dons d'argent, que l'industriel, dont la fortune est estimée à 9,9 milliards d'euros par le magazine Challenges, a toujours contestés.

Dès lors, Serge Dassault avait été déclaré inéligible pour un an. Il lui fallait donc un remplaçant. L'industriel avait alors confié la tête de liste pour l'élection municipale d'octobre 2009 à son bras droit Jean-Pierre Bechter, qui avait été élu. Nouvelle annulation par le Conseil d'Etat en septembre 2010. Cette fois-ci le motif invoqué était que le nom de Serge Dassault apparaissait sur les bulletins de vote de Jean-Pierre Bechter. Troisième élection donc. Et nouvelle victoire pour le camp UMP : Jean-Pierre Bechter est cette fois-ci bel et bien élu maire de Corbeil-Essonnes. La justice, qui n'a pas établi de lien entre les tentatives d'assassinat et des achats de voix présumés, enquête actuellement sur les deux volets, de façon distincte

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