Contrôles au faciès : treize personnes attaquent en justice l'Etat | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
France
Contrôles au faciès : treize personnes attaquent en justice l'Etat
©

Inédit

Contrôles au faciès : treize personnes attaquent en justice l'Etat

Une audience devant le tribunal de grande instance de Paris a lieu ce mercredi.

C'est une grande première en France. L'Etat et le ministère de l'Intérieur vont se retrouver face à la justice pour pratique discriminatoire. En effet, treize personne s'estiment victimes de contrôle de police au faciès. Elles assignent donc l'Etat en justice. Une audience devant le tribunal de grande instance de Paris a lieu ce mercredi.

L'un des plaignants, prénommé Bocar, attaque ainsi l'État, car il dénonce un "contrôle musclé" qu'il a subi à Saint-Ouen, en banlieue parisienne, "la goutte d'eau qui a fait déborder le vase". "Je sortais du quartier de mes parents. Un policier me prend par un bras, il m'emmène dans un coin, il me met contre un mur. Quand je demande pour quel motif je suis contrôlé, il ne m'en donne aucun. Quand j'essaie de me retourner, il me menace avec un Taser", a-t-il raconté.

Le jeune homme a déposé une plainte auprès de l'IGS (Inspection générale des services), mais explique n'avoir pas eu de nouvelles. "C'est pour la kyrielle de gens qui sont contrôlés de façon humiliante, fouillés, palpés parfois au niveau des parties génitales", dit-il pour expliquer sa démarche. "Quand on est contrôlé, il n'y a aucun justificatif qui est donné. Les policiers peuvent contrôler qui ils veulent, quand ils veulent, sans rendre de comptes, c'est totalement opaque", souligne-t-il. L'Etat comme le parquet préconisent de débouter les 13 plaignants.

Un Noir a de 3 à 11 fois plus de chances d'être contrôlé par la police qu'un Blanc, et un Maghrébin de 2 à 15 fois plus, selon une enquête de 2009 de l'Open Society Justice Initiative (émanation de la Fondation George Soros) menée avec le CNRS à Paris.

lu sur Le Point.fr

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !