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©Flickr/mr.paille

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Contraception : les femmes françaises boudent la pilule

D'après l'étude baptisée "Fécond", seulement 40% des femmes se tourneraient encore vers la pilule, alors qu'elles étaient 50% un an plutôt. Une femme sur cinq aurait ainsi choisi des méthodes dites "naturelles".

Une étude menée conjointement par l'Institut national d'études démographiques et l'Inserm, et remise aujourd'hui à la ministre de la Santé, Marisol Touraine, révèle que l'usage de la pilule contraceptive connaît une régression notable. Il en ressort également une variation des méthodes de contraception en fonction des origines sociales des consommatrices. Cette étude menée en 2013 grâce à 4453 femmes et 1587 hommes était une initiative inédite depuis la première plainte déposée par une femme "victime de sa pilule G" fin 2012. 

La sociologue Nathalie Bajos, co-auteur de "La crise de la pilule en France : vers un nouveau modèle contraceptif", estime que "cette controverse a accéléré des tendances préexistantes sur le choix du moyen de contraception, liées notamment à l'impact de la crise économique".

D'après cette étude baptisée "Fécond", seulement 40% des femmes se tourneraient donc encore vers la pilule, alors qu'elles étaient 50% un an plutôt. Selon ces statistiques, une femme sur cinq aurait délaissé la pilule au profit de méthodes dites "naturelles". L'utilisation des pilules de troisième génération a ainsi été quasiment divisé par deux en l'espace de quelques années.

L'étude révèle en outre qu'un grand nombre de femmes entre 25 et 29 ans ont opté pour un stérilet : "La réticence des médecins français à le proposer aux femmes jeunes ou sans enfant semble pour la première fois avoir diminué, en partie grâce à une demande des femmes elles-mêmes" précisent les auteurs.

Lu sur Le Monde

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