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Conseil national des Républicains : l'unité aux abonnés absents
©Reuters

Raté

Nicolas Sarkozy a lancé un rassemblement général contre le FN, samedi à Paris, lors du Conseil national des Républicains pour préparer les régionales. Mais certains ténors du parti lui ont fait faux bond.

A un mois tout juste du premier tour des élections régionales, les Républicains tenaient leur Conseil national ce samedi à la Mutualité pour entériner leurs listes. Ce devait être, pour l'occasion, une belle façon de donner une image d'unité. C'est raté, tant la journée a au contraire montré de manière crue les les divisions internes au sein du parti.

"L'unité c'est une stratégie, je l'ai voulue. A vingt-neuf jours des régionales, je n'accepterai aucune exception à cette unité dans les régions, les départements, au niveau national", a lancé Nicolas Sarkozy dans son discours de clôture. Mais ce discours, il l'a prononcé devant un auditoire où n'étaient pas présents plusieurs de ses futurs adversaires à la primaire : François Fillon (en déplacement à La Réunion), Alain Juppé (en déplacement en Corrèze) et Bruno Le Maire (en déplacement au salon Made in France, à Paris). Même la vice-présidente du parti, Nathalie Kosciusko-Morizet, a "séché" le discours de Nicolas Sarkozy, pour cause de visite au Liban.

" L’unité, c’est une stratégie pensée, réfléchie, voulue, que j’imposerai quoi qu’il arrive et à laquelle je ne renoncerai jamais car sans unité, il n’y aura pas de victoire (…) et pas d’alternance. L’unité, c’est comprendre que naturellement dans une famille politique comme la nôtre, il y a des histoires, des cicatrices, des lâchetés, des tromperies, des infidélités, mais il y a la France. Et la France impose cette unité. Pour moi, c’est une école de tous les jours (…) C’est pour cela que j’ai pris la peine d’écouter tous les discours aujourd’hui", a toutefois déclaré Nicolas Sarkozy, devant un parterre regroupant notamment l’ensemble des candidats aux régionales LR (Valérie Pécresse, Christian Estrosi, Xavier Bertrand, Virginie Calmels, Laurent Wauquiez ou Bruno Retailleau).

"L’unité, c’est plus difficile à réussir que la division car cela demande des efforts sur le long terme. Un effort car il faut faire semblant ne pas avoir entendu ce qu’il ne vous plaît pas. Quand il y a des sous-entendus que vous devez comprendre, eh bien vous ne les entendez pas", a-t-il poursuivi.

Concernant le rassemblement avec les centristes, il a été clair : "comment puis-je vous dire que le problème c'est le FN et le niveau où il se trouve et, en même temps qu'avec les centristes, on peut se diviser?"

"On a tellement peu de marge de manoeuvre", notamment dans le Nord et en Provence-Alpes-Côte-d'azur. Mais, il l'a promis à Xavier Bertrand : "Le soir de la victoire, ce sera celui de ton succès, et s'il y a plus de difficultés, c'est nous tous qui en assumerons la responsabilité." Et la règle sera "exactement" la même pour Christian Estrosi dans le Sud.

Lu dans Le Monde

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