Commémorations des 20 ans du génocide au Rwanda : l'ambassadeur de France persona non grata | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
International
Commémorations des 20 ans du génocide au Rwanda : l'ambassadeur de France persona non grata
©

Crise

Commémorations des 20 ans du génocide au Rwanda : l'ambassadeur de France persona non grata

Les autorités rwandaises ont retiré l'accréditation à Michel Flesch.

La crise diplomatique entre la France et le Rwanda se poursuit. Après les reproches des autorités rwandaises à l'égard du gouvernement français, place aux actes. Les autorités rwandaises ont en effet retiré l'accréditation de l'ambassadeur de France, Michel Flesch pour les cérémonies du 20e anniversaire du génocide de 1994. Il ne pourra donc pas représenter Paris, ce lundi. 

Samedi, le déplacement de Christiane Taubira et de sa délégation avait été annulé après des propos du président rwandais Paul Kagame accusant la France d'avoir joué un "rôle direct dans la préparation du génocide". Cette nouvelle tension entre Kigali et Paris marque un coup d'arrêt à la normalisation des relations entre les deux pays qui, malgré une réconciliation officielle en 2010, restent très instables. 

Ce lundi matin sur Europe 1, Edouard Balladur qui était Premier ministre au moment du génocide au Rwanda a qualifié de "mensonge intéressé" les accusations de Paul Kagame"Il cherche sans cesse à mettre en cause la France alors que lui-même n'a pas réussi, au bout de vingt ans, à rassembler le peuple rwandais. (...) La France n'est en rien complice du génocide, au contraire elle est de tous les pays du monde le seul qui ait pris l'initiative d'organiser une opération humanitaire pour éviter un massacre généralisé" a-t-il affirmé.

Edouard Balladur a rendu "hommage à l'armée française et à son rôle" et relevé qu'au moment du génocide il avait "demandé qu'ils n'interviennent pas au centre du Rwanda. Je ne voulais pas que l'armée française soit prise en tenailles dans une guerre civile".

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !