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Christiane Taubira lance un ultimatum et pourrait quitter le gouvernement si sa réforme sur la justice des mineurs n'est pas votée
©Reuters

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Christiane Taubira lance un ultimatum et pourrait quitter le gouvernement si sa réforme sur la justice des mineurs n'est pas votée

La Garde des Sceaux aurait accepté beaucoup de choses et promettrait cette fois de ne pas lâcher, selon certains proches cités dans le JDD.

Christiane Taubira va-t-elle mettre ses menaces à exécution ? Selon Le Journal du dimanche, qui a mené l'enquête auprès de ses proches et de magistrats, la ministre pourrait passer des paroles aux actes. "Elle a gardé pour elle de nombreux désaccords. Ce qui ne veut pas dire qu'elle n'a pas eu, ces derniers mois, des conversations vives avec le Premier ministre ou le président", aurait confié un membre de son cabinet à l'hebdomadaire. Si, à l'Élysée et à Matignon, on dément des relations difficiles avec la garde des Sceaux, il semblerait que cette dernière ait accepté bien des choses, comme le texte sur le renseignement ou la réforme des prud'hommes, "quasiment sans broncher", affirme le JDD.

Vendredi matin déjà, le vent semblait tourner. En effet, Christiane Taubira confiait à demi-mot sur RMC que si sa réforme sur la justice des mineurs ne se faisait pas, elle quitterait le gouvernement. "Si on ne la fait pas, ce serait un aveu d'impuissance, et moi, je ne l'assumerais pas", a-t-elle indiqué au micro de Jean-Jacques Bourdin. Selon Le Journal du dimanche, qui a mené l'enquête auprès de ses proches et de magistrats, la ministre pourrait passer des paroles aux actes.

"Elle a gardé pour elle de nombreux désaccords. Ce qui ne veut pas dire qu'elle n'a pas eu, ces derniers mois, des conversations vives avec le Premier ministre ou le président", aurait confié un membre de son cabinet à l'hebdomadaire. Si, à l'Élysée et à Matignon, on dément des relations difficiles avec la garde des Sceaux, il semblerait que cette dernière ait accepté bien des choses, comme le texte sur le renseignement ou la réforme des prud'hommes, "quasiment sans broncher", affirme le JDD.

Toujours selon le JDD, Matignon tenterait de calmer le jeu et livre une première réponse dans l'hebdomadaire : "Le texte n'est pas encore tout à fait prêt, il faudra ensuite commencer les discussions interministérielles, puis le soumettre au Conseil d'État", assure un conseiller de Manuel Valls, qui souligne déjà qu'il "faudra prendre le temps". Peut-être attendre plus de six mois : "Le calendrier 2015 est déjà plein", reconnait-on encore.

La réforme de la justice des mineurs, Christiane Taubira "y tient beaucoup parce que cette réforme est nécessaire, le système actuel est à bout de souffle", aurait glissé un de ses proches au journal. Et d'ajouter : "Elle avait accepté de rempiler dans le gouvernement Valls avec l'assurance que cela se ferait." Selon un magistrat de la chancellerie, "c'est la volonté politique qui manque". Selon ce dernier, le texte serait "déjà prêt, et si le Premier ministre avait voulu lancer les réunions interministérielles, il aurait pu". Un débat risqué dont "personne ne veut" avant les régionales, assure-t-il.

Lu sur le JDD

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