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Chômage : "remonter la pente sera difficile" selon Jean-Marc Ayrault
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Prédiction

Chômage : "remonter la pente sera difficile" selon Jean-Marc Ayrault

Sur le plateau du 20 heures de France 2, le Premier ministre est revenu sur les mauvais chiffres du chômage au mois de juillet et a demandé de la patience.

Mardi soir, le Premier ministre était l'invité du 20 heures de France 2. Interrogé par David Pujadas, Jean-Marc Ayrault est revenu sur les dossiers chauds du moments après un mois d'août discret.

Filière Nucléaire

"J'ai parlé avec le ministre Arnaud Montebourg, la position du gouvernement sur le nucléaire est très claire, a-t-il expliqué devant le journaliste. Il n'y a pas de changement de cap. Il n'y a qu'une politique du gouvernement, c'est celle du président: c'est la position de François Hollande", a rappelé le Premier ministre, assurant que le ministre du Redressement productif en avait "parfaitement convenu".

Dimanche, Arnaud Montebourg avait jugé que l'industrie nucléaire était une "filière d'avenir". Ses propos avaient ravivé les querelles qui existent depuis fin 2011 entre les socialistes et les écologistes d'EELV (Europe Ecologie Les Verts). Dans la foulée de ses déclarations, il avait reçu le soutien de Manuel Valls et de Claude Bartolone.

Chômage

Quelques heures après l'annonce des chiffres du chômage au mois de juillet,  encore en hausse (1,4%)."Le résultat, vous le mesurez chaque jour mais également à la fin du quinquennat", a-t-il assuré avant de prévenir que "remonter la pente sera difficile". 

Des chiffres qui influent certainement sur la côte de confiance de François Hollande qui est désormais inférieure à  50%, selon plusieurs instituts de sondages. "C'est un signal qui doit mobiliser encore davantage, analyse le Premier ministre. Ce n'est pas qu'au niveau gouvernemental que l'on agit. Venant d'une région où j'ai connu une crise industrielle, croyez-vous que les résultats sont venus tout de suite?

Croissance

"Les économistes disaient que nous allions être en récession, ce n'est pas le cas", a-t-il rétorqué à David Pujadas qui lui demandait si l'hypothèse de croissance de 1,2% était toujours réaliste "Il y a une baisse de la croissance partout: il faudra faire un budget honnête. Il faudra peut être baisser un peu cette hypothèse", a-t-il prévenu.

Prix de l'essence

Outre la défense de l'action du gouvernement, Jean-Marc Ayrault a annoncé une baisse de 3 à 4 centimes par litre d'essence qui "n'est pas trop loin de la réalité". Pour l'ancien maire de Nantes, il faudra faire un "double effort". Celui de l'Etat : "sans démagogie, qui apporte sa contribution par une perte de taxe". Et celui des acteurs du marché : "Nous demandons aux société pétrolières et aux distributeurs des efforts. Nous proposons une mesure de blocage pour éviter que les prix ne repartent à la hausse.

Impatience sur les réformes

Après un mois d'août calme et des annonces qui avaient été faites au lendemain de l'élection de François Hollande, le Premier ministre est aussi revenu sur le rythme des réformes qui est au cœur des critiques. Lors de l'université d'été du PS à La Rochelle, l'ancien patron du groupe Socialiste à l'Assemblée s'est voulu pédagogue affirmant que la méthode du gouvernement était basée sur la concertation.

Sur France 2, il a défendu l'action de son gouvernement. "Il y a une attente très forte a-t-il justifié. Je ne me défausse pas sur le gouvernement précédent, je me suis engagé dans un combat qui a commencé dès le premier jour. C'est une bataille sur deux fronts, celui de l'urgence, et celui des réformes en profondeur. Mais nous avons à refaire tout ce qui a été détruit depuis dix ans. Beaucoup de retard a été pris."

 

Lu sur l'Express

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