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Dressage, hockey sur gazon, badminton, escrime, pentathlon moderne, water polo... Autant de disciplines qui passent inaperçues le reste de l'année, mais qui se retrouvent brutalement sous le feu des projecteurs une fois tous les 4 ans.
Dressage, hockey sur gazon, badminton, escrime, pentathlon moderne, water polo... Autant de disciplines qui passent inaperçues le reste de l'année, mais qui se retrouvent brutalement sous le feu des projecteurs une fois tous les 4 ans.
©Reuters

Outsiders

Ces sports négligés par les médias qui vivent leur quart d'heure de gloire aux JO

Parmi eux : dressage, hockey sur gazon, pentathlon moderne, water polo, et bientôt peut-être le "pole dance"...

Ils sont aux JO d'été ce que le curling est aux JO d'hiver, mais font tout le piment de la compétition. Dressage, hockey sur gazon, badminton, escrime, pentathlon moderne, water polo... Autant de disciplines qui passent inaperçues le reste de l'année, mais qui se retrouvent brutalement sous le feu des projecteurs une fois tous les 4 ans, avant de disparaître dans l'ombre aussi vite qu'elles étaient arrivés.

Certes, elles se font parfois voler la vedette par les sports plus "grand public" et les grands noms tels que  Michael Phelps et  Usain Bolt. Mais les JO sont l'occasion de sortir de son quotidien sportif, pour s'ouvrir à de nouveaux horizons.

Ces sports font parfois sourire, voire rire à leurs dépend. Les plus cyniques aiment pointer le caractère parfois quasi-absurde de certaines épreuves, comme l'éditorialiste sportif Jake Simpson sur The Atlantic. Le journaliste explique qu'il affectionne particulièrement ces sportifs qui entrent dans l'histoire l'espace d'une seconde pour retomber très rapidement dans l'oubli, au prix parfois d'efforts et de difficultés inimaginables : " Prenez le nageur de longue distance Alex Meyer, qui va participer à la compétition la plus éreintante jamais imaginée, le marathon aquatique de 10 kilomètres. L’Américain a perdu son ami et partenaire d’entraînement, Fran Crippen en 2010, lorsque Crippen s'est noyé près de la fin d'une course encore plus ridicule de 25 kilomètres. Meyer est une menace crédible au 10 kilomètres et peut décrocher la médaille : il nagera pour son ami tombé au combat autant que pour lui-même... ce sont ces histoires qui font des JO un bonheur à ne pas manquer. "

Mais son collègue Patrick Hruby lui répond et contre-carre son cynisme, en rappelant que l’intérêt des Jeux réside dans le caractère exceptionnel des champions, quelle que soit la discipline. Même dans les disciplines méconnues, les sportifs qui figurent aux JO sont nécessairement la crème de la crème : " Il est si inspirant de tomber au hasard sur un match de water polo en sachant que les femmes dans la piscine sont les meilleurs dans ce qu'elles font et que personne de votre connaissance n'a jamais été aussi doué dans quoi que ce soit. " Selon lui, les matchs de badminton ultra rapides et étonnement très violents n'ont rien à envier aux disciplines stars plus connues. Tout comme le saut à la perche, qu'il regarde pour les morphologies statuesques. 

Cette année aux JO, les organisateurs ont fait un effort particulier pour sensibiliser le public aux épreuves d'équitation. Le "concours complet" a été organisé dans un cadre hors du commun : en plein Greenwich Park. La compétition s'est donc déroulée donc au beau milieu du paysage urbain, et au plus près de la population. L'occasion pour le grand public de découvrir ce concours d’équitation se dispute en trois temps : le dressage, le cross et le saut d’obstacle.

Malgré son faible écho au niveau international, l'équitation reste une discipline très noble, extrêmement respectée au Royaume-Uni : les spectateurs s'y rendent d'ailleurs sur leur trente-et-un.

 De tout temps, les JO ont accueilli des sports insolites.

  • En 1900, le tir aux pigeons figurait au programme des JO de Paris. Des oiseaux en chair et en os, bien vivants, ont permi au Berlge Léon de Lunden de décrocher l'or, avec un tableau de chasse de 21 bêtes.
  • Plus cocasse encore, la " natation synchronisée en solo ", qui est restée sport olympique en 1984, 1988 et 1992... avant que les organisateurs ne réalisent le caractère paradoxal de son appellation. En effet, des sportifs présentaient en solo des chorégraphies en piscine, et synchronisaient leurs mouvements sur rien d'autre que la musique. 
  • La course d'obstacles aquatique sur 200m : toujours pour les JO de Paris en 1900, cette épreuve consistait à escalader un poteau et nager sous des bateaux à contre-courant de la Seine !
  • Le tir à la corde quant à lui est resté sport olympique de 1900 à 1920. Cette épreuve de force mythique, répandue dans les cours de récréation, oppose deux équipes de huit sportifs, chacune devant tirer la corde à elle et essayer de faire chuter l'équipe adverse ou de lui faire dépasser la ligne séparant les deux territoires.

Mais ce n'est pas tout : Les Jeux ont aussi vu passer le polo, le saut en hauteur équestre, ou le duel de pistolet.

Les Anglais, apprécieraient d'ailleurs de voir le cricket refaire son apparition dans la compétition. Mais rien n'est moins sur : les Britanniques étant les seuls, avec leur ancienne colonie du Pakistan, à jouer au cricket aujourd'hui...

 La liste des sports cocasses pourrait bientôt s'élargir avec une nouvelle venue d'exception : la" pole dance ", ou "danse à la barre verticale" pourrait faire son entrée dans la liste des sports olympiques. Les fédérations de pole dance tentent en effet de faire reconnaître ce sport auprès du Comité Olympique.Justement réunis à Londres en championnat international quelques jours avant l'ouverture des JO, les 19 et 20 juillet, les adeptes de pole dance en ont profité pour faire de la publicité à leur discipline. Leur but ? Démocratiser ce sport et surtout le débarrasser des préjugés liés à sa réputation  érotique. 

Katie Coates, vice-présidente de la Fédération internationale de pole dance, considère les JO comme la consécration sportive suprême. Pour faire reconnaître la discipline, elle a lancé dès 2005 une pétition en ligne, qui compte aujourd’hui plus de 6 800 signatures : “C’est un moyen pour les athlètes de défendre leur pays et de recevoir une médaille de la meilleure compétition au monde. Les athlètes de pole dance s’entraînent aussi durement que ceux des autres disciplines sportives et ils ne reçoivent aucune reconnaissance internationale. Nous espérons changer la situation.”

Julie Mangematin

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