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""L'État n’a jamais déployé autant d’efforts humanitaires pour améliorer la situation à Calais", estime Bernard Cazeneuve.
""L'État n’a jamais déployé autant d’efforts humanitaires pour améliorer la situation à Calais", estime Bernard Cazeneuve.
©Reuters

Situation de crise

Calais : la "jungle" qui accueille les migrants doit être en partie évacuée mardi soir

"Le recours à la contrainte n’est pas l’option que nous souhaitons privilégier. Il s’agit d’une opération humanitaire où nous proposons des solutions à tous", assure le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

Conformément au souhait de la préfecture du Pas-de-Calais, le démantèlement du camp de migrants de la Lande de Calais, également désigné comme la "Jungle", connaîtra une nouvelle étape mardi 23 février à minuit, avec l'évacuation de toute la partie sud de la zone. 

Dans un entretien accordé à la Voix du Nord publié ce lundi, Bernard Cazeneuve, a soutenu la dimension "humanitaire" de cette évacuation, malgré les nombreuses critiques des associations qui exigent de report de l'opération. 

"L'État n’a jamais déployé autant d’efforts humanitaires pour améliorer la situation à Calais (…) Le recours à la contrainte n’est pas l’option que nous souhaitons privilégier. Il s’agit d’une opération humanitaire où nous proposons des solutions à tous. Le nombre de places offertes pour mettre à l’abri les migrants est suffisant pour accueillir tout le monde", a expliqué le ministre de l'Intérieur. 

Les associations humanitaires estiment quant à elles que ce démantèlement a été acté sans prévoir de solutions efficaces, et assurent que les migrants concernés sont trois fois plus nombreux que les chiffres officiels communiqués par l'Etat. 

Pour protester contre cette évacuation, plus de 250 artistes, politiques, humanitaires, intellectuels et organisations ont publié ce lundi une tribune dans le journal Le Monde pour appeler l'Etat à revenir sur sa décision. 

"Les bulldozers ne peuvent pas tenir lieu de politique (…) Une fois de plus, l’unique réponse qu’envisagent les pouvoirs publics face à la situation dans le Calaisis, c’est l’évacuation d’un camp de réfugiés, et leur dispersion", déplorent les signataires de ce texte, tels que l'humoriste Guy Bedos, le député écologiste Noël Mamère, ou encore le philosophe Jacques Rancière.

Lu sur Le Figaro

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