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Bygmalion : Jean-François Copé compare la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy à "un TGV qu’on ne pouvait plus arrêter"
©Reuters

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Bygmalion : Jean-François Copé compare la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy à "un TGV qu’on ne pouvait plus arrêter"

"L’argument d’une campagne qui dérape est une farce", disait Nicolas Sarkozy aux enquêteurs de la brigade anticorruption lors de son interrogatoire.

"L’argument d’une campagne qui dérape est une farce", disait Nicolas Sarkozy aux enquêteurs de la brigade anticorruption lors de son interrogatoire du 4 septembre au sujet du financement de sa campagne présidentielle de 2012. "Factuellement inexact" a jugé Jean-François Copé, qui en garde un tout autre souvenir. Entendu le 28 juillet dernier dans cette même affaire, l'ancien patron de l'UMP a comparé cette campagne à "un TGV qu’on ne pouvait plus arrêter".

"Je pense que le contexte de l’époque, celui d’une campagne très dense générant des dépenses très importantes, s’est déroulé comme un TGV qu’on ne pouvait plus arrêter, selon la formule de M. Lavrilleux" a déclaré Mr. Copé aux enquêteurs. Se disant "trahi", le maire de Meaux a expliqué avoir validé le budget de l'UMP "dans ses grandes lignes" et avoir découvert l'affaire Bygmalion dans la presse en mai 2014, avant d'être incité à démissionner quelques jours plus tard lors d'un bureau politique animé par la "haine".

Pour autant, Jean-François Copé aurait confirmé lors de son interrogatoire que Nicolas Sarkozy ignorait tout de cette affaire : "je lui expose tout ce que je viens d’apprendre. Il m’indique pour sa part le découvrir également" a-t-il raconté. Les détails de l'affaire Bygmalion, en outre les 18,5 millions d'euros de fausses factures qui ont été créées pour financer illicitement la campagne présidentielle de l'ancien chef de l'Etat, serait un mystère pour Copé et Sarkozy qui se voyaient pour aborder les différents aspects de la campagne mais "jamais" le budget. Selon Copé, "les dépenses et les engagements de dépenses relevaient du directeur général [Eric Cesari]". 

Lu dans le Monde

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