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Le Premier ministre italien Matteo Renzi.
Le Premier ministre italien Matteo Renzi.
©REUTERS/Remo Casilli

Mea culpa

Budget : l'Italie promet de faire des efforts

Le ministre italien de l'Economie et des Finances a adressé une lettre à la Commission européenne indiquant que son pays allait proposer "des mesures supplémentaires" pour ajuster son déficit après le sérieux rappel à l'ordre de Bruxelles.

L'Italie, vilain petit canard de l'Europe ? La semaine dernière, la Commission européenne rappelait sérieusement à l'ordre le gouvernement du premier ministre Matteo Renzi après la présentation par ce dernier d'un budget pour l'exercice 2015 qui ne respectait pas les objectifs de réduction des déficits, notamment celui d'atteindre un déficit public inférieur à 3% du PIB, reporté à 2017. Un projet auquel Bruxelles avait répondu par une lettre très directe demandant des "explications" au gouvernement italien sur son dérapage budgétaire.

Lundi, c'est le ministre italien de l'Economie et des Finances qui poursuit cette correspondance entre Rome et Bruxelles. Pier Carlo Padoan a envoyé une lettre au vice-président de la Commission européenne, Jyrki Katainen, pour détailler "des mesures supplémentaires" qui seront prises par le gouvernement italien pour répondre aux "demandes de clarification" de Bruxelles. Soulignant que la loi de finances italienne a pour objectif de relancer l'économie du pays après une contraction de 9% de son PIB depuis 2008, l'"effort de relance" se fera en maintenant le déficit public sous la barre des 3 % tout en "finançant simultanément l'effort extraordinaire pour les réformes structurelles attendues de longue date" dans le pays.

L'Italie prévoit, pour mettre en place ces mesures, d'utiliser les 3,3 milliards prévus initialement pour faire baisser les impôts et une baisse des ressources de cohésion destinées à l'Union européenne. "Une quatrième année de récession doit être évitée par tous les moyens, car il serait très problématique de hisser le pays hors d'une telle conjoncture", justifie Pier Carlo Padoan. Ajoutant que cette situation "rendrait beaucoup plus difficile le maintien de la soutenabilité de la dette".

La semaine dernière, suite à la lettre de la Commission européenne, le Premier ministre italien, Matteo Renzi, avait jugé "inacceptables" les requêtes de Bruxelles. Il mettait aussi en avant la "hardiesse" du "processus extraordinaire de réformes structurelles" entreprise par l'Italie. Un discours de forte tête... qui n'aura tenu que trois jours.

Lu sur lepoint.fr

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